L’espace des citations

 

L’homme n’est point fait pour méditer mais pour agir.  (Correspondance, à un jeune homme)

Je m’aime trop moi-même pour pouvoir haïr qui que ce soit.  (Les Rêveries du promeneur solitaire)

L’espèce de bonheur qu’il me faut, ce n’est pas tant de faire ce que je veux mais de ne pas faire ce que je ne veux pas.  (Correspondance, à M. de Malesherbes)J’ai toujours cru que le beau n’était que le bon mis en action, que l’un tenait intimement à l’autre, et qu’ils avaient tous deux une source commune dans la nature bien ordonnée.  (Julie ou la Nouvelle Héloïse)

Un homme vraiment heureux ne parle guère et ne rit guère ; il resserre pour ainsi dire son bonheur autour de lui.  (Emile ou De l’éducation)

La feinte charité du riche n’est en lui qu’un luxe de plus ; il nourrit les pauvres comme des chiens et des chevaux.  (Correspondance, à M. Moulton)

Ces deux mots patrie et citoyen doivent être effacés des langues modernes.  (Emile ou De l’éducation)

Il y a souvent plus de stupidité que de courage dans une constance apparente.  (Julie ou la Nouvelle Héloïse)

S’il faut obéir par force on n’a pas besoin d’obéir par devoir.  (Du contrat social)

Les hommes à qui l’on parle ne sont point ceux avec qui l’on converse.  (Julie ou la Nouvelle Héloïse)

On dirait que mon coeur et mon esprit n’appartiennent pas au même individu.  (Les Confessions)

Les sensations ne sont rien que ce que le coeur les fait être.  (Julie ou la Nouvelle Héloïse)

On n’est curieux qu’à proportion qu’on est instruit.  (Emile ou De l’éducation)

L’âme résiste bien plus aisément aux vives douleurs qu’à la tristesse prolongée.  (Julie ou la Nouvelle Héloïse)

Vous ne parviendrez jamais à faire des sages si vous ne faites d’abord des polissons.  (Emile ou De l’éducation)

Les enfants flattent quelquefois les vieillards, mais ils ne les aiment jamais.  (Emile ou De l’éducation)

Toute méchanceté vient de faiblesse.  (Emile ou De l’éducation)

Le faux est susceptible d’une infinité de combinaisons ; mais la vérité n’a qu’une manière d’être.  (Discours sur les sciences et les arts)

Je haïrais davantage Voltaire si je le méprisais moins.  (Correspondance, à M. Moulton)

Tout homme est utile à l’humanité par cela seul qu’il existe.  (Julie ou la Nouvelle Héloïse)

Je me sens le coeur ingrat par cela seul que la reconnaissance est un devoir.  (Correspondance, à M. Malesherbes)

Si la vie et la mort de Socrate sont d’un sage, la vie et la mort de Jésus sont d’un Dieu.  (Emile ou De l’éducation)

Les peuples ainsi que les hommes ne sont dociles que dans leur jeunesse, ils deviennent incorrigibles en vieillissant.  (Du contrat social)

On fait apprendre les fables de La Fontaine à tous les enfants, et il n’y en a pas un seul qui les entende. Quand ils les entendraient, ce serait encore pis ; car la morale en est tellement mêlée et si disproportionnée à leur âge, qu’elle les porterait plus au vice qu’à la vertu.  (Emile ou De l’éducation)

L’homme est né libre et partout il est dans les fers.  (Emile ou De l’éducation)

Les lois sont toujours utiles à ceux qui possèdent et nuisibles à ceux qui n’ont rien.  (Du Contrat social)

J’ose presque assurer que l’état de réflexion est un état contre nature, et que l’homme qui médite est un animal dépravé.  (Discours sur l’origine et les fondements de l’inégalité parmi les hommes)

La nature a fait l’homme heureux et bon, mais la société le déprave et le rend misérable.  (Rousseau juge de Jean-Jacques)

Je connais trop les hommes pour ignorer que souvent l’offensé pardonne mais que l’offenseur ne pardonne jamais.  (Correspondance, à M. Pictet)

L’oisiveté me suffit, et, pourvu que je ne fasse rien, j’aime encore mieux rêver éveillé qu’en songe.  (Les Confessions)

Riche ou pauvre, puissant ou faible, tout citoyen oisif est un fripon.  (Emile ou De l’éducation)

Généralement, les gens qui savent peu parlent beaucoup, et les gens qui savent beaucoup parlent peu.  (Emile ou De l’éducation)

Nos passions sont les principaux instruments de notre conservation.  (Emile ou De l’éducation)

C’est une prévoyance très nécessaire de sentir qu’on ne peut tout prévoir.  (Du contrat social)

Tel philosophe aime les Tartares, pour être dispensé d’aimer ses voisins.  (Emile ou De l’éducation)

Le plus lent à promettre est toujours le plus fidèle à tenir.  (Emile ou De l’éducation)

Le premier qui, ayant enclos un terrain, s’avisa de dire : « Ceci est à moi » et trouva des gens assez simples pour le croire, fut le vrai fondateur de la société civile. Que de crimes, de guerres, de meurtres, que de misères et d’horreurs n’eût point épargnés au genre humain celui qui, arrachant les pieux et comblant le fossé, eût crié à ses semblables : « Gardez-vous d’écouter cet imposteur ; vous êtes perdus et vous oubliez que les fruits sont à tous, et que la terre n’est à personne ! ».  (Discours sur l’origine et les fondements de l’inégalité parmi les hommes)

Si c’est la raison qui fait l’homme, c’est le sentiment qui le conduit.  (Julie ou la Nouvelle Héloïse)

J’appelle République tout Etat régi par des lois, sous quelque forme d’administration que ce puisse être.  (Du contrat social)

Une des misères des gens riches est d’être trompés en tout.  (Emile ou De l’éducation)

Il ne faut rien accorder aux sens quand on veut leur refuser quelque chose.  (Les Confessions)

Les peuples une fois accoutumés à des maîtres ne sont plus en état de s’en passer.  (Discours sur l’origine et les fondements de l’inégalité parmi les hommes)

Mon plus grand malheur fut toujours de ne pouvoir résister aux caresses.

L’ordre social ne vient pas de la nature ; il est fondé sur des conventions.  (Le Contrat social)

Le remord s’endort devant un destin prospère, et s’aigrit dans l’adversité.  (Les Confessions)

Quand un homme ne peut croire ce qu’il trouve absurde, ce n’est pas sa faute, c’est celle de sa raison.

Les âmes humaines veulent être accouplées pour valoir tout leur prix.  (Julie ou la Nouvelle Héloïse)

Jamais la nature ne nous trompe, c’est toujours nous qui nous trompons.

Un des premiers soins des enfants est de découvrir le faible de ceux qui les gouvernent.

S’il y avait un peuple de dieux, il se gouvernerait démocratiquement. Un gouvernement si parfait ne convient pas à des hommes.

L’homme civil veut que les autres soient contents de lui, le solitaire est forcé de l’être lui-même ou sa vie lui est insupportable.

La conscience est la voix de l’âme, les passions sont la voix du corps.  (Emile ou De l’éducation)

Je suis esclave de mes vices et libre de mes remords.  (Emile ou De l’éducation)

On jouit moins de tout ce qu’on obtient que de ce qu’on espère.

C’est l’imagination qui étend pour nous la mesure des possibles, et nourrit les désirs de les satisfaire.

La foi de beaucoup d’hommes est une affaire de géographie.  (Emile ou De l’éducation)

La raison, le jugement, viennent lentement, les préjugés accourent en foule.  (Emile ou De l’éducation)

L’odorat est le sens de l’imagination.

L’estime de soi-même est le plus grand mobile des âmes fières.  (Rêveries du promeneur solitaire)

Je ne sais point apprendre à vivre, à qui ne songe qu’à s’empêcher de mourir.  (Emile ou De l’éducation)

Les idées générales et abstraites sont les sources des plus grandes erreurs des hommes.  (Emile ou De l’éducation)

Il est contre l’ordre naturel que le grand nombre gouverne et que le petit soit gouverné.  (Du contrat social)

Si jamais la vanité fit quelque heureux sur la terre, à coup sûr cet heureux-là n’était qu’un sot.  (Julie ou la Nouvelle Héloïse)

En amour, une faveur qui n’est pas exclusive est une injure.

Savez-vous quel est le plus sûr moyen de rendre votre enfant misérable ? C’est de l’accoutumer à tout obtenir.  (Emile ou De l’éducation)

Le pays des chimères est, en ce monde, le seul digne d’être habité.  (Rêveries du promeneur solitaire)

Fais ton bien avec le moindre mal d’autrui qu’il est possible.  (Discours sur l’origine et les fondements de l’inégalité parmi les hommes)

Nul ne veut le bien public que quand il s’accorde avec le sien.  (Correspondance, à Mgr de Beaumont)

Les femmes sauvages n’ont pas de pudeur car elles vont nues. Je réponds que les nôtres en ont encore moins : car elles s’habillent.

On me reprocherait moins de paradoxes, si l’on pouvait me reprocher des erreurs.

Un innocent persécuté prend longtemps pour un pur amour de la justice l’orgueil de son petit individu.  (Rêveries du promeneur solitaire)

Qui de vous n’a pas regretté cet âge où le rire est toujours sur toutes les lèvres.  (Emile ou De l’éducation)

Un homme gai n’est souvent qu’un infortuné, qui cherche à donner le change aux autres, et à s’étourdir de lui-même.  (Emile ou De l’éducation)

Ah ! dignité, fille de l’orgueil et mère de l’ennui.  (Correspondance, à M. d’Alembert)

L’enfant doit aimer sa mère avant de savoir qu’il le doit.  (Emile ou De l’éducation)

Il n’y a point de bonheur sans courage, ni de vertu sans combat.  (Emile ou De l’éducation)

Il y a des visages plus beaux que le masque qui les couvre.  (Emile ou De l’éducation)

Moins un culte est raisonnable, plus on cherche à l’établir par la force.  (Correspondance)


C’est surtout dans la solitude qu’on sent l’avantage de vivre avec quelqu’un qui sait penser.
  (Les Confessions)Il ne faut point refuser pour refuser, mais pour faire valoir ce qu’on accorde.
  (Emile ou De l’éducation)

Nous naissons, pour ainsi dire, en deux fois : l’une pour exister, et l’autre pour vivre ; l’une pour l’espèce et l’autre pour le sexe.  (Emile ou De l’éducation)

On a fait l’Amour aveugle, parce qu’il a de meilleurs yeux que nous.

Ce sont presque toujours de bons sentiments mal dirigés qui font faire aux enfants le premier pas vers le mal.  (Les Confessions)

Je ne puis me persuader que, pour avoir raison, on soit indispensablement obligé de parler le dernier…  (Correspondance, à M. Grimm)

Le plus fort n’est jamais assez fort pour être toujours le maître, s’il ne transforme sa force en droit et l’obéissance en devoir.

Prévenir toujours les désirs n’est pas l’art de les contenter, mais de les éteindre.  (Julie ou la Nouvelle Héloïse)

Vouloir le bonheur de sa femme, n’est-ce pas l’avoir obtenu ?  (Julie ou la Nouvelle Héloïse)

Même dans le mariage, le plaisir n’est légitime que quand le désir est partagé.  (Emile ou De l’éducation)

Comme le premier pas vers le bien est de ne point faire le mal, le premier pas vers le bonheur est de ne point faire souffrir.  (Julie ou la Nouvelle Héloïse)

La misère ne consiste pas dans la privation des choses, mais dans le besoin qui s’en fait sentir.  (Emile ou De l’éducation)

Les esclaves perdent tout dans leurs fers, jusqu’au désir d’en sortir.  (Du contrat social)

Je hais les livres ; ils n’apprennent qu’à parler de ce qu’on ne sait pas.  (Emile ou De l’éducation)

Il faut rougir de faire une faute, et non de la réparer.  (Emile ou De l’éducation)

Qui croit devoir fermer les yeux sur quelque chose se voit bientôt forcé de les fermer sur tout.  (Emile ou De l’éducation)

La violence de la femme est dans ses charmes.

Il n’est pas si facile qu’on pense de renoncer à la vertu ; elle tourmente longtemps ceux qui l’abandonnent.

L’homme vraiment libre ne veut que ce qu’il peut, et fait ce qu’il lui plaît.  (Emile ou De l’éducation)

Chacun met son être dans le paraître.

Le plaisir d’avoir ne vaut pas la peine d’acquérir.  (Les Confessions)

A moins qu’une belle femme ne soit un ange, son mari est le plus malheureux des hommes.  (Emile ou De l’éducation)

Il importe de s’accoutumer d’abord à être mal couché ; c’est le moyen de ne plus trouver de mauvais lit.  (Emile ou De l’éducation)

Le sauvage vit en lui-même ; l’homme sociable, toujours hors de lui, ne sait vivre que dans l’opinion des autres.  (Discours sur les sciences et les arts)

Plus le corps est faible, plus il commande ; plus il est fort, plus il obéit.

L’argent qu’on possède est l’instrument de la liberté, celui qu’on pourchasse est celui de la servitude.  (Les Confessions)

La seule habitude qu’on doit laisser prendre à l’enfant est de n’en contracter aucune.  (Emile ou De l’éducation)

Otez à nos savants le plaisir de se faire écouter, le savoir ne sera rien pour eux.  (Correspondance)

Le chef est l’image du père, le peuple est l’image des enfants, et tous étant nés égaux et libres n’aliènent leur liberté que pour leur utilité.  (Du Contrat social)

En ce qu’ils ont de commun, les deux sexes sont égaux ; en ce qu’ils ont de différent, ils ne sont pas comparables.


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