La statue Jean Jacques Rousseau à Montmorency

Réalisé d’après une statuette en terre cuite haute de 38 centimètres modelée par Albert Carrier-Belleuse, cet agrandissement mécanique, dû à Louis Carrier-Belleuse, fils d’Albert, sert à la fonte en bronze de la statue inaugurée en 1907.

En 1942, elle est saisie par l’armée d’occupation.
Cette œuvre subit ainsi la loi de Vichy édictée en octobre 1941 qui vise à « l’enlèvement des statues et monuments métalliques en vue de la refonte ».

La statue en bronze de Jean-Jacques Rousseau, œuvre d’Albert et de Louis Carrier-Belleuse, ayant été envoyée à la fonte en 1942.

La municipalité de Montmorency fait appel en 1960 à Hélène Guastalla (1903-1983), statuaire et médailleur français, ancienne élève de Marcel Gimond de l’École des beaux-arts de Paris. Réalisée dans une pierre dite « euvile statuaire », cette nouvelle statue suscite de nombreuses polémiques lors de son érection.

On lui reproche la hardiesse de ses coups de ciseau et l’anachronisme du geste : Rousseau, qui n’a jamais herborisé à Montmorency, examine attentivement une fleur à l’aide d’une loupe. Percutée par une automobile en 1994, la lourde statue se brise et seule la tête a pu être récupérée.


Le monument actuel inauguré le 19 septembre 1998, a été réalisé d’après la statuette d’Albert Carrier-Bellevue par les ateliers de moulage des musées nationaux .

Le philosophe est maintenant tourné vers la ville, alors que dans les versions précédentes, il semblait accueillir les visiteurs sortant de la gare.

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