A vos plumes et vos dires !

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Atelier philo – 20 octobre

Le prochain atelier philosophique se tiendra à la Bibliothèque d’études rousseauistes le samedi 20 octobre de 15h à 17h.

Il aura pour thème : « Que pourrait faire l’homme pour être plus en harmonie avec la Nature?

 

 

Animé à la Maison des Commères (4, rue du Mont-Louis) par un membre de l’Institut de Pratiques Philosophiques , cet atelier est gratuit et ouvert à tous.

Places limitées. Réservations indispensables au 01.39.64.30.43 Ou par courriel : rousseau-museum@ville-montmorency.fr

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Dessiner et peindre « sur le motif »

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À partir de la première moitié du XIXe siècle, de nombreux artistes choisissent de dessiner et de peindre « sur le motif ». La vallée de Montmorency est alors un endroit privilégié : proche de Paris, chargée d’histoire et bien préservée, elle est un lieu propice à l’inspiration. L’exposition présente un nombre important de dessins, croquis et aquarelles réalisés « sur le vif » par les artistes.

L’histoire de Montmorency vue par des artistes

Montmorency, le 17 septembre 2018. Louise Roger-Estrade, coordinatrice du musée Jean-Jacques Rousseau, présente des oeuvres de Raymond-René Bloch. LP/C.L.
L’exposition « paysages de Montmorency, de Ponsin à Bloch » est présentée au musée Jean-Jacques Rousseau jusqu’au 30 septembre.

Lieu propice à l’inspiration et à la réflexion, la ville de Montmorency a longtemps attiré des artistes et intellectuels. Le plus célèbre d’entre eux, Jean-Jacques Rousseau, y a même séjourné de nombreuses années, dans une bâtisse aujourd’hui transformée en musée. Et l’établissement classé « maison des illustres » accueille jusqu’au 30 septembre une exposition intitulée « paysages de Montmorency de Ponsin à Bloch », qui regroupe des œuvres de la collection d’arts graphiques du musée.

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Louis-Octave Ponsin, Roseraie à Montmorency en 1913.Musée Jean-Jacques Rousseau L’occasion de (re) découvrir une partie de l’histoire de la ville, immortalisée à partir de la première moitié du XIXe siècle par de nombreux artistes qui peignent « sur motif ». Parmi eux, des figures historiques de la ville comme les Ponsin, lignée de trois architectes initiée par le père, Alphonse (1814-1893), architecte officiel de la ville, et poursuivie par le fils Julien (1846-1914), également premier conservateur du musée, puis le petit-fils, Louis (1877-1944). Une tradition locale également représentée par Raymond-René Bloch (1914-2001), qui s’est également attaché à immortaliser la ville. Leurs œuvres cotoient celles de figures connues comme Henri Boulage ou Camille Pissarro. « Nous avons voulu montrer beaucoup d’aspects différents », explique Louise Roger-Estrade, coordinatrice du musée.

L’exposition permet de dresser un portrait de l’évolution de la ville aux XIXe et XXe siècle. Elle met en avant des particularités comme sa caractéristique de ville de défense, la qualité de ses jardins imaginés par des pépiniéristes et des agriculteurs, les célèbres parties d’ânes (au cours desquelles des loueuses proposaient aux promeneurs des montures pour rejoindre la forêt). Et s’intéresse par ailleurs à des épisodes comme le « Refoulons », ligne de chemin de fer aujourd’hui disparue, et qui reliait Enghien-les-Bains à Montmorency entre 1 866 et 1 954.

Jusqu’au 30 septembre, du mardi au dimanche, de 14 heures à 18 heures, au musée Jean-Jacques Rousseau. Tarif : 5,10 € (2,60 € pour les 19-25 ans, gratuit pour les moins de 19 ans). Renseignements au 01.39.64.80.13.

Sources :  Le Parisien édition  du 20 Septembre 2017 par Christophe Lefèvre.

« Conscience, conscience, instinct divin »

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Si la religion naturelle de l’Emile est rationnelle, comme Rousseau peut-il s’écrier « Conscience, conscience, instinct divin » ?

Dans le livre IV de son Emile, Rousseau fait entrer en scène un vicaire savoyard et sa vibrante profession de foi théiste, qui assied la conscience morale sur la reconnaissance de la divine lumière et de la divine présence qui sont comme des marques déposées dans le cœur humain par Dieu créateur. Si donc le « cœur » ressent et éprouve, il désigne bien, en ce sens comme chez Pascal, le siège de la grâce divine.

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Cénotaphe de Jean-Jacques Rousseau, île des Peupliers, parc Jean-Jacques Rousseau à Ermenonville (Oise) Wikipedia

La religion naturelle ne désigne ni une adulation de la nature, ni une religion existante, ayant existé, ou désireuse de le faire. Le vocable désigne le noyau présent en droit dans toute religion, l’essentialité de toute religion. Or, conformément à une longue tradition qui remonte aux Anciens, Rousseau assigne à la religion un contenu moral.

L’idée de religion naturelle, c’est-à-dire l’idée du contenu universel de toute religion, n’est pas propre à l’âge classique ; elle est à l’œuvre par exemple dans le dialogue sur les Dieux de Cicéron, et en terre païenne, comme ce sera le cas en terre chrétienne, les penseurs de la religion naturelle s’élèvent contre l’intolérance et le fanatisme puisqu’ils relèguent rituels ,sacrifices ,offrandes, institutions officielles des prêtres et des églises au rang de coutumes et usages déterminés par le lieu et l’époque .

Ils entendent tous ainsi défendre la vraie religiosité et combattre l’hypocrisie et la superstition. Reconnaissant cependant le caractère consolateur du rituel pour la majorité des hommes, Rousseau plaidera, en particulier dans son Contrat social pour une religion civile seule capable, à ses yeux, d’échapper à la tyrannie des clergés autant qu’à l’aveuglement d’esprits frustes et crédules.

Voici, disait Rousseau à propos des Confessions, « le seul portrait d’homme peint exactement d’après nature et dans toute sa vérité. »

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Une pensée politique qui trouve, aujourd’hui encore, une incontestable résonance, un traité d’éducation qui a inspiré depuis deux siècles toutes les réformes de la pédagogie, un roman qui fut le best-seller du XVIIIe siècle et que le romantisme porta aux nues, des Confessions qui inaugurent le genre de l’autobiographie, des Rêveries du promeneur solitaire qui instaurent le culte de l’égotisme : l’apport de Jean-Jacques Rousseau au monde moderne est considérable.

Sa destinée posthume est aussi surprenante que sa vie. 1789 fait de lui son maître à penser, le Contrat social devient l’évangile des révolutionnaires. Au lendemain de la chute de Robespierre, la France accueille au Panthéon l’homme de la nature et de la vérité.

Sur le « divin Jean-Jacques » complexe et complexé, contradictoire et sincère, innocent et coupable, cette vidéo issu d’un programme de la chaine Arte analyse en  les contradictions de l’homme et de son siècle, de l’écrivain et de la vie.

Voici, disait Rousseau à propos des Confessions, le seul portrait d’homme peint exactement d’après nature et dans toute sa vérité.

 

Quand Jean Jacques Rousseau perd la tête !

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1907: inauguré le 27 octobre, érigé par souscription internationale, d’un agrandissement par le fils de l’artiste à partir du plâtre.

1942 : déposé en janvier ; fondu sous le régime de Vichy. 1962 : statue remplacée par une figure en pierre d’Hélène Guastalla.

1994 : la statue en pierre est détruite. Percutée par une automobile en 1994, la lourde statue se brise et seule la tête a pu être récupérée.

 

1999 : réalisation d’un nouveau bronze d’après le modèle de Carrier-Belleuse, au même endroit mais sur un socle différent.

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https://jjrousseau.net/les-petites-histoires/la-statue-jean-jacques-rousseau-a-montmorency/