28 juin 1712 – Bon anniversaire Jean Jacques !

Jean-Jacques Rousseau, autodidacte de génie, naquit il y a 305 ans

 Il naît le 28 juin 1712, au cœur de la vieille ville de Genève, dans une famille d’origine française. Sa mère, Suzanne Bertrand, décède neuf jours plus tard. C’est son père, Isaac Rousseau, qui l’élèvera jusqu’à l’âge de dix ans. Ce père est un de ces horlogers « la tête plongée dans les livres » qui, à l’époque, ont tant étonné les visiteurs étrangers. Au demeurant assez fantasque, l’homme a roulé sa bosse et passé six ans à Istanbul. C’est lui qui éveille son fils à la lecture des auteurs anciens, dont Plutarque. Mais, à la suite d’une rixe, il doit s’exiler et confie le jeune Jean-Jacques au pasteur Lambercier, à Bossey, aux environs de Genève. Deux ans après, Rousseau entre en apprentissage chez un horloger. En 1728, il quitte Genève, se convertit au catholicisme et rencontre la baronne Louise de Warens qui l’initiera au monde, dans tous les sens du terme.

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Rome, ville des Lumières !

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Passion pour l’antique, quête de savoirs millénaires… Dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, Rome s’impose comme un laboratoire pour l’Europe artistique et scientifique.

Il faut corriger une idée reçue. Rome au XVIIIe siècle n’est pas cet antre du fanatisme et de l’ignorance décrit par le chevalier de Jaucourt dans l’Encyclopédie ou par Voltaire dans son Épître aux Romains. Que l’on se souvienne plutôt de Goethe lorsque, au soir du 3 décembre 1786, un mois après avoir franchi les portes de la Ville éternelle, il confie dans les pages de son journal de voyage : « A cet endroit se rattache toute l’histoire du monde, et je date une seconde naissance, une vraie régénération du jour où j’ai foulé le sol de Rome. » Ce choc culturel aussi brutalement mis à nu n’est pas l’expression isolée d’un génie littéraire. Pour toute une génération d’Européens nés dans la première moitié du XVIIIe siècle, le voyage à Rome et la découverte de son passé antique s’imposent comme une expérience essentielle qui confine à la quête initiatique.

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C’était le 31 mai 1861

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Livre d’or des Charmettes, 31 mai 1861

Le 31 mai George Sand fait un pélérinage aux Charmettes, pour rendre visite à Jean-Jacques Rousseau. Dans le livre d’or où les visiteurs inscrivent leurs impressions, elle écrit :
 » Renié, maudit, toujours victime, sois béni quand même, mon pauvre divin maître « 

Puis elle raye son texte, réinscrit en dessous par Alexandre Manceau, son secrétaire et amant. Dans son article  » A propos des Charmettes « , publié dans la Revue des Deux Mondes du 15 novembre 1863, elle explique :

 » Ces pages sont lui dis-je pleines d’insultes grossières ou de blâmes stupides contre Rousseau. Je les ai parcourues avec dégoût après avoir écrit moi-même quelques lignes sur la dernière page, et vous pouvez voir que j’ai effacé ces lignes, trouvant que mon hommage était sali par le contact de ces écritures. J’aurais dû même effacer mon nom : ce n’est point sur ce carnet malpropre qu’il faut s’inscrire dans la demeure de Rousseau « 

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