Ce qu’il faut pour que la démocratie soit souveraine


Par Martin Hould

Professeur de philosophie au Cégep de Trois-Rivières

300 ans déjà!

(…)  Le moins qu’on puisse dire est que sa pensée vieillit assez bien et je me permettrais dans ce court texte de la célébrer, mais sans trop la froisser; c’est sa fête quand même. Il faut en ce sens lire les lignes qui suivent non comme une critique académique ou « actualisante », mais comme un humble éloge du maitre…

Le plus heureux des philosophes! Lire la suite

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Les conditions de vie des enfants abandonnés s’étaient considérablement améliorées ?

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1746 : « Ces enfants, quand ils revenaient de nourrice, étaient de nouveau confiés aux sœurs et à des « bonnes » placées sous leurs ordres. Madame Laroche, qui les visita, fut singulièrement touchée de la manière dont elles les traitaient, et qui était conforme, suivant elle, au caractère français. Elles leur témoignaient une indulgente affection, et favorisaient leurs jeux : comme tous les enfants de trois à cinq ans, ils sautaient, chantaient et jouaient et leur mine rayonnait de santé. Les cuisines avec leurs grandes marmites de fer étaient remarquables de propreté. La nourriture très simple mais bien préparée, consistant en lentilles, en pois, avec un peu de viande et du pain bis. Le vêtement des enfants était blanc et gris de fer ; des bonnets noirs avec une bordure blanche, des fichus et des tabliers blancs, complétaient un costume dont le principal mérite était dans la propreté »[16].

 

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Rousseau sa philosophie de l’homme naturel

Ainsi en est-il de la fameuse notion d’état de nature, qui est souvent l’objet d’interprétations caricaturales et qui, loin de représenter une réalité donnée, désigne une hypothèse méthodologique et un instrument de travail pour Rousseau.

–          Si nous retranchons, par hypothèses, ce que la société a apporté à l’homme, nous obtenons un état qui n’a probablement jamais existé mais permettant, par abstraction, d’éclairer notre situation présente.

Ainsi, se dessine l’homme naturel, fiction méthodologique. Quels sont ses caractères ?

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Balade : Parc Jean-Jacques Rousseau

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Découvrez le jardin culturel et philosophique Jean-Jacques Rousseau dans le beau village d’Ermenonville dans l’Oise.

Exportons nous pour une promenade dans le Parc Jean-Jacques Rousseau à Ermenonville l’un des premiers jardins paysagers du XVIII e siècle.

Rousseau y passa les dernières semaines de sa vie et y fut enterré dans ce lieu de déambulation du corps et de l’esprit en 1778. Les restes de l’homme de la nature et de la vérité ont été transférés au Panthéon en 1794 aux côtés de son vieil ennemi Voltaire.

A retenir – ce que vous pouviez faire … c’était

– Prendre votre temps pour faire vraiment le tour du jardin immense. Une durée d’une à deux heures est une bonne chose.

– Le terrain est plat près de l’étang où est l’ancien tombeau du philosophe mais escarpé pour atteindre différents lieux comme le jeu d’arc, le temple de la philosophie moderne, le pont de l’Ermitage, la grotte aux ossements, le banc de la reine…

– Le cadre est merveilleux, bien entretenu,

– Etre vraiment dans la nature. Aucun bruit ne viendra ternir votre balade. Se laisse bercer par le chant des oiseaux, par  le clapotis de l’eau, le bruissement des feuilles dans le vent agrémenté du doux parfum des fleurs de saison

– Après une marche tranquille, sortir du Parc par la droite et remonter la rue vers la mairie. Découvrir la statue de Jean-Jacques Rousseau

– Une belle journée en perspective.

Maintenant ce sera cela :

 

CIRQUE DU SOLEIL TOTEM  ,

 

NOUS REMERCIONS LA SOCIETE JEAN JACQUES ROUSSEAU DE GENEVE , ET SOUTENONS SON ACTION POUR LA PRESERVATION DU SITE.

 

Jean Jacques Rousseau – Rêveur solitaire mal à l’aise dans la société

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 Rêveur solitaire mal à l’aise dans la société, Jean-Jacques Rousseau connaît une jeunesse turbulente et c’est seulement à 37 ans qu’il accède à la notoriété.

Il va dès lors publier en une douzaine d’années l’essentiel de son oeuvre. Après son Discours sur les sciences et les arts(1750) et Le Devin du village(1752), le Discours sur l’origine et les fondements de l’inégalité parmi les hommes(1754), la Lettre à d’Alembert sur les spectacles(1758), voici La Nouvelle Héloïse(1761), Émile ou de l’Éducationet Du Contrat social, l’un et l’autre publiés en 1762. Ses deux ouvrages les plus personnels, les Confessions et les Rêveries du promeneur solitaire, sont écrits à la fin de sa vie et publiés après sa mort.

La célébrité, enfin

À l’été 1749, Rousseau rend visite à son ami Diderot, incarcéré au fort de Vincennes pour avoir exprimé son athéisme dans la Lettre sur les aveugles à l’usage de ceux qui voient. À son retour, il est, selon ses propres mots, frappé d’une « illumination »en lisant une question mise au concours par l’Académie de Dijon sur le point de savoir si le progrès des arts a contribué à corrompre ou épurer les moeurs.

« À l’instant de cette lecture, je vis un autre univers et je devins un autre homme », raconte-t-il.Jean-Jacques se passionne pour le sujet et envoie à Dijon son Discours sur les sciences et les arts, un réquisitoire vibrant contre l’Histoire qui, dans son cours implacable, cache les scandaleux privilèges des puissants sous le masque des arts et des sciences.

Rousseau reçoit le prix, est imprimé, beaucoup lu.

Rousseau accède enfin à la gloire… Il  prolonge sa réflexion politique avec Le Contrat social.L’ouvrage débute par cette catégorique sentence : « L’homme est né libre et partout il est dans les fers ». Comme remède à la décadence morale, il préconise des lois et un contrat social sous l’égide du « peuple souverain »et se pose ainsi en théoricien de la démocratie.Son livre sera une source d’inspiration majeure pour tous les démocrates à venir… à commencer par les indépendantistes corses…

En rupture avec le culte de la froide raison qui caractérise le Siècle des Lumières, Jean-Jacques Rousseau redécouvre aussi la sensibilité et, à ce titre, peut être considéré comme un précurseur du romantisme.Un roman sentimental intitulé Julie ou la Nouvelle Éloïserencontre l’esprit de l’époque et s’adjuge aussitôt un succès prodigieux.

L’écrivain s’éteint le 2 juillet 1778, à 66 ans, dans un pavillon du parc d’Ermenonville, au nord de Paris, chez l’un de ses derniers amis, le marquis de Girardin. C’est deux mois après son rival Voltaire… et à peine dix ans avant les premiers signes de la Révolution française.

Les acteurs de celle-ci ne manqueront pas de se revendiquer comme les héritiers de Jean-Jacques Rousseau, « l’homme de la vérité et de la nature », lointain inspirateur de la sensibilité moderne et de la démocratique.