Et si la mort de Jean Jacques Rousseau ne tenait qu’à un cheveu !

Mots-clés

Les causes de la mort des artistes célèbres deviennent un mystère lorsque celles-ci sont mal documentée ou simplement inconnues à l’époque du décès. Il en est ainsi de la majorité des décès pour des causes de maladie antérieure au XXe siècle voire après.

Les articles faisant l’objet d’hypothèses sont d’autant plus nombreux que l’artiste est resté célèbre à travers le temps et donc les causes de décès réservent toujours des surprises au fil du temps et de l’évolution des connaissances scientifiques et des méthodes d’investigation, notamment génétique.

Cela tient à un cheveu

Lire la suite

Publicités

Jean-Jacques Rousseau et le monde intellectuel en Chine (1882-1911)

Mots-clés

,

Jean-Jacques Rousseau est l’un des philosophes les plus importants pour les intellectuels chinois dans le XXe siècle.

Cette étude se concentre d’abord sur les différents groupes de la société, pas seulement les intellectuels, mais aussi la moyenne des gens et comment ils ont été inspirés par Rousseau. Deuxièmement, les documents historiques employés ne sont pas limités à des commentaires politiques, des articles académiques, mais sont également inclus un certain nombre de romans, de pièces de théâtre ou d’autres œuvres littéraires. Afin de donner une interprétation complète de ce sujet, l’auteur emploie surtout les copies d’examen impérial à la in des Qing, qui est une percée des sources historiques sur le thème similaire. En résumé cette thèse est une exploration de ce thème mais il ya encore quelques problèmes qui devraient être modifiés pour les études plus approfondies comme la complexité de la pensée de Rousseau en Chine.

Lire la suite

La figure du maître

L’Ecole est en crise, dit-on. L’affirmation manque de nouveauté. Une alarme supplémentaire apporte sa propre pierre: le classement des résultats scolaires de ce pays confronté aux autres.

Il semble urgent de repenser les modes d’enseignement, donc les conditions d’apprentissage des élèves, comme l’organisation de la communauté scolaire, en particulier celle de la classe.

C’est pourquoi il nous paraît intéressant de nous centrer essentiellement sur la figure du maître, son rôle comme organisateur et enseignant, dans un triple rapport entre lui-même, les connaissances et compétences à faire acquérir aux élèves, et l’organisation d’un véritable groupe-classe. On ne fera pas, de ce fait, l’impasse sur une réalité d’un autre ordre que les apprentissages, mais qui en est solidaire. Cette figure de l’adulte dont apparemment personne ne conteste le rôle, quitte à vouloir le lui faire interpréter différemment, est aussi un pivot essentiel de l’éducation de l’enfant.

Nous pouvons dégager un certain nombre d’exigences attachées à la fonction magistrale et nous aider dans notre recherche d’exemples tant théoriques que réels liés à des expériences pédagogiques souvent en marge de l’institution officielle.

Ainsi, le maître socratique, le précepteur d’Emile, le maître ignorant revu par Rancière, apparaissant comme une synthèse de ce que fut le mouvement de l’ « Education nouvelle » et l’école Freinet peuvent être convoqués, confrontés et évalués en fonction de leur apport possible au présent. La liste n’est évidemment pas limitative; les choix se justifient par l’éclairage qu’ils apportent à la réflexion pour mieux penser l’école d’aujourd’hui.

Les figures du maître déclinent ainsi les différentes possibilités de comprendre aujourd’hui les difficultés de l’institution et de la situation d’enseignement dans l’horizon d’une crise récurrente  et largement liée à l’enjeu pour ce personnage de la tradition de redéfinir sa place. Elle ne peut être ni celle d’un démiurge sur-puissant ni celle d’un simple témoin de processus autonomes dont il ne serait au mieux que l’assistant.

Lire aussi : Themes et figure de l’éducation nouvelle.

Ecrire sur soi ne va pas de soi !

Mots-clés

,

LE « PEIGNE CASSÉ » DE ROUSSEAU

Première autobiographie moderne, les Confessions (publication posthume en 1782) est une entreprise rétrospective et introspective. Cette oeuvre vise aussi, comme ici, à répondre aux injustices dont Rousseau dit avoir été la victime.

J’étudiais un jour seul ma leçon dans la chambre contiguë à la cuisine. La servante avait mis sécher à la plaque les peignes de mademoiselle Lambercier. Quand elle revint les prendre, il s’en trouva un dont tout un côté de dents était brisé. A qui s’en prendre de ce dégât ? personne autre que moi n’était entré dans la chambre. On m’interroge : je nie d’avoir touché le peigne. M. et mademoiselle Lambercier se réunissent, m’exhortent, me pressent, me menacent : je persiste avec opiniâtreté ; mais la conviction était trop forte, elle l’emporta sur toutes mes protestations, quoique ce fût la première fois qu’on m’eût trouvé tant d’audace à mentir. La chose fut prise au sérieux ; elle méritait de l’être. La méchanceté, le mensonge, l’obstination, parurent également dignes de punition ; mais pour le coup ce ne fut pas par mademoiselle Lambercier qu’elle me fut infligée. On écrivit à mon oncle Bernard : il vint. Mon pauvre cousin était chargé d’un autre délit non moins grave ; nous fûmes enveloppés dans la même exécution. Elle fut terrible. Quand, cherchant le remède dans le mal même, on eût voulu pour jamais amortir mes sens dépravés, on n’aurait pu mieux s’y prendre. Aussi me laissèrent-ils en repos pour longtemps.
On ne put m’arracher l’aveu qu’on exigeait. Repris à plusieurs fois et mis dans l’état le plus affreux, je fus inébranlable. J’aurais souffert la mort, et j’y étais résolu. Il fallut que la force même cédât au diabolique entêtement d’un enfant ; car on n’appela pas autrement ma constance. Enfin je sortis de cette cruelle épreuve en pièces, mais triomphant.
Il y a maintenant près de cinquante ans de cette aventure, et je n’ai pas peur d’être puni derechef pour le même fait ; hé bien ! je déclare à la face du ciel que j’en étais innocent, que je n’avais ni cassé ni touché le peigne, que je n’avais pas approché de la plaque, et que je n’y avais pas même songé. Qu’on ne me demande pas comment le dégât se fit, je l’ignore et ne le puis comprendre ; ce que je sais très certainement, c’est que j’en étais innocent.

Jean-Jacques Rousseau et la violence éducative

Jean-Jacques Rousseau et la violence éducative
dans les Confessions et dans l’Emile

Une quantité d’ouvrages ont été écrits sur Rousseau, en particulier sur sa pédagogie, car elle constitue une branche importante de sa philosophie : il ne s’y intéresse pas de façon accessoire. Elle est liée à son système, car l’homme est « dénaturé » et l’éducation doit porter à son terme cette dénaturation pour faire de l’enfant un homme et un citoyen. On connaît aussi tout ce que Rousseau apporta de révolutionnaire à la pédagogie, et l’influence qu’auront eue ces idées sur le XIXe siècle. Aujourd’hui encore, on ne peut se passer de lui. Il est peut-être l’un des premiers à comprendre que, pour transformer l’humanité, il faut se pencher sur l’enfant et transformer les méthodes éducatives qui étaient en vigueur à son époque (et qui n’ont pas cessé avec lui). « Pour agir sur l’humanité, s’occuper de l’enfant ; pour transformer la société, transformer l’éducation : voilà l’idée juste, féconde, véritablement réformatrice, vraie au temps de Rousseau comme de notre temps1. » A bien des égards, Rousseau semble être un auteur qui s’insurge contre les violences faites aux enfants et prône une « éducation naturelle et libre ». Pourtant, Rousseau se révèle être bien plus manipulateur à l’égard de son Emile que ce que la tradition nous a laissé supposer et retombe dans une forme de pédagogie noire. Alice Miller affirme, dans son ouvrage C’est pour ton bien : « La pédagogie de Rousseau est manipulatrice au plus haut degré2. » Voyons ce qu’il en est.

Enfant abandonné et battu

 

Lire  la suite  cliquant (ici)