Rousseau visionnaire ?

Résonances contemporaines de la pensée musicale de Rousseau

 Le Dictionnaire de musique de Rousseau a contribué à construire « une nouvelle sémiologie musicale qui met au cœur de l’activité de sens non pas le sujet pensant mais l’homme sensible ,  Il s’agit d’un ‘cogito du cœur’, si l’on peut dire, où la sensation est première. »1

De fait, la pensée de Rousseau a nourri le mouvement de sensibilité musicale qui a triomphé dans le dernier tiers du XVIIIe siècle et elle a durablement marqué le romantisme, de façon directe ou indirecte2. Les mutations esthétiques et intellectuelles du XIXe siècle ont néanmoins tendu à reléguer progressivement la théorie rousseauiste au second plan, avant que la modernité ne s’en désintéresse fondamentalement. Aussi semble-t-il a priori paradoxal de s’attarder sur les résonances contemporaines d’une pensée reposant sur des valeurs que les avant-gardes du XXe siècle ont battues en brèche. Quel héritage peut avoir eu le rousseauisme au cœur d’une époque qui s’est élevée contre le pouvoir expressif de la musique (songeons aux écrits théoriques de Stravinsky) et qui a cherché à fonder la création sur des paramètres moins subjectifs qu’objectifs (dans la hantise de revivre les dérives politiques et idéologiques du romantisme) ?

La pensée de Rousseau est certes désuète sur bien des points : trop circonstanciés paraissent aujourd’hui les réflexions sur la consonance (un siècle après l’apparition de la musique atonale), les débats sur les modèles de la musique française et de la musique italienne (à l’heure de la mondialisation culturelle), ou les propos polémiques concernant la primauté du paramètre mélodique dans l’écriture musicale. Et pourtant, croyons-nous, la pensée musicale de Rousseau n’a pas totalement disparu du paysage actuel. Cet article partira donc en quête de ses traces. 

Rousseau visionnaire ?

A suivre sur : https://jjrousseau.net/rousseau-pour-tous/7191-2/

Il y a 229 ans la France était devenue républicaine.

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La république française est proclamée le 22 septembre 1792. Sans pompe et sans solennité : simplement par un décret de la Convention qui stipule qu’à compter de ce jour les actes publics seront datés « de l’an un de la république ». La prudence des conventionnels s’explique aisément : depuis les premiers jours de la Révolution, l’idée d’un changement de régime a eu bien du mal à faire son chemin, même parmi les adversaires les plus acharnés du roi.

En 1690, dans son Dictionnaire universel, Furetière définit en ces termes le mot « république » : « État ou gouvernement populaire. » Et il ajoute : « Les plus florissantes républiques ont été celles de Rome, d’Athènes et de Sparte. Aujourd’hui, il n’y a guère de vraie république, dont le gouvernement soit absolument populaire ; les Vénitiens et les Génois appellent leurs États républiques, quoique leur gouvernement soit oligarchique et entre les mains des nobles. On dit aussi la république des Lettres en parlant collectivement de tous les gens d’étude. » Au XVIIIe siècle, la plupart des philosophes qui critiquent, au nom des Lumières, les institutions et la société de leur temps mettent en cause non le régime monarchique, mais l’absolutisme et, s’appuyant notamment sur l’exemple anglais, préconisent une monarchie tempérée par l’existence de contre-pouvoirs. Même Jean-Jacques Rousseau, partisan de la république directe, estime qu’un tel régime, applicable jadis dans les cités grecques ou aujourd’hui à Genève, est difficilement transposable dans les grands États modernes. En fait, tout au long du XVIIIe siècle, le mot « république » reste d’un usage limité. Certes, il fait partie de l’enseignement des collèges jésuites et des références obligées à l’Antiquité gréco-romaine, mais concrètement, il désigne soit un régime qui n’est pas monarchique mais populaire, en droit sinon en fait, soit une organisation quelconque, comme la république des Lettres. C’est encore un mot vague, innocent du sens réel et symbolique dont deux siècles d’histoire de France l’ont chargé, et notamment ces mois décisifs qui vont du printemps 1789 à l’automne 1792.

Lorsque les Français prennent la parole, en mars 1789, pour rédiger leurs cahiers de doléances, aucun de ceux-ci ne se fait l’écho de la volonté, ou même du souhait, de voir substituer en France la république à la monarchie. Au contraire, la plupart d’entre eux, tout en dénonçant mille abus qu’il est urgent de réformer, expriment l’attachement des Français à leur « bon roi» et la confiance qu’ils placent dans sa capacité à mener à bien ces réformes, à partir du moment où il sera mis au courant des tristes réalités de son royaume. Et pourtant, moins de quatre ans plus tard, en septembre 1792, la république est proclamée. Comment et pourquoi un concept vague et d’emploi limité a-t-il pu si vite se charger d’un sens positif et rallier à lui une majorité de Français, du moins parmi ceux qui, à Paris et dans les départements, détenaient le pouvoir ou participaient à un titre ou à un autre à la chose publique ?

A lire la suite sur les pages du site jjrousseau.net.

Journées Européennes du Patrimoine 2021

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Musée Jean-Jacques Rousseau
Samedi 18 et dimanche 19 septembre 2021, 14h-18h

> Visites guidées de la Maison de Jean-Jacques Rousseau et de la Bibliothèque d’études rousseauistes

> Visite libre de l’exposition temporaire

  • Célébrités & Célébrations
  • Arts, Lettres et Fêtes à Montmorency
  • De Jean-Jacques Rousseau à Jean Bertheroy

Le Musée Jean-Jacques Rousseau consacre une exposition aux personnalités des arts et des lettres, ayant habité ou séjourné à Montmorency du milieu du XVIIIe au début du XXe siècle. Associée à l’image du philosophe Jean-Jacques Rousseau à l’époque des Lumières, Montmorency devient au XIXe une ville de villégiature où sont organisés des fêtes culturelles et des bals populaires qui ont marqué son histoire.

> Jeu de piste

Retrouvez le programme complet des JEP à Montmorency en cliquant ici.

Vous voulez encourager la Société Internationale des Amis du Musée Jean Jacques Rousseau (SIAM JJR) , vous êtes parmi nos sympathisants , vous êtes membres, je vous attends demain à partir de 14 h au Musée afin d’échanger et que vous participiez à l’élaboration de notre programme 2021 / 2022.

La visite de la bibliothèque ( aussi dénommée Maison des Commères) est un événement unique . Des ouvrages originaux, annotés par le philosophe , des écrits, lettres que vous ne retrouverez nul part ailleurs qu’au Musée.

La bibliothèque n’est pas ouverte au public, mais réservée aux chercheurs, écrivains, membres de l’académie …

Demain elle vous sera ouverte …

En plus, dans les jardins, un spectacle vivant, avec des acteurs qui animeront votre visite et musical vous sera présenté et j’aurai le plaisir de vous accueillir lors de cette visite exceptionnelle.

A demain,

Christian DIDIER

Président.

Le contrat social : une fiction ?

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Uchronie Libérale,

Utopie Anarchiste

La question de l’autorité légitime et de l’obéissance politique traverse l’histoire de la philosophie politique. S’y retrouvent quatre types d’argumentaire justifiant l’autorité politique et l’obéissance qui lui serait due, soit

1) l’argument théologique selon lequel il convient d’obéir à une autorité politique qui répond à la volonté de dieu ou des dieux;

2) l’argument sociologique selon lequel les membres d’une communauté doivent obéissance à ses lois qui sont constitutives de leur identité, par le biais de la socialisation;

3) l’argument élitiste selon lequel certains individus sont seuls dotés d’une qualité essentielle (force, intelligence, richesse, vertu, charisme, raison, etc.) à l’exercice de l’autorité et doivent conséquemment être obéis; et enfin

4) l’argument contractualiste selon lequel l’autorité politique est fondée par un contrat librement consenti entre les membres de la communauté.

A suivre sur jjrousseau.net

Merci à Nos Adhérents et Sympathisants

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Vous êtes venus nombreux ce samedi, au Forum des associations, pour soutenir nos actions en faveurs du Musée, pour développer les oeuvres et la connaissance de Jean Jacques ROUSSEAU .

Ce fut un enrichissement de s’entretenir avec vous, d’échanger sur des projets à concevoir et surtout de les mettre en oeuvre .

Jean Jacques ROUSSEAU est au Panthéon certes, mais il est parmi nous dans sa conception de voir le monde et la Société.

L’objectif de la SIAM JJR est de faire vivre la pensée du Philosophe et non de la reléguer à un mémorial .

Vous êtes plus de 300 lecteurs / lectrices à suivre notre site par jour, que nous enrichissons en continue. Nous vous remercions de votre fidélité.

Vos commentaires , vos remarques, vos critiques ne feront que faire progresser nos actions.

Votre confiance est notre force pour poursuivre nos activités.

Merci

Christian DIDIER

Président