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Colloque de Sassari (Sardaigne) 20-21 Septembre 2010

Giovanni Incorvati

DU CONTRAT SOCIAL, OR THE PRINCIPLES OF POLITICAL RIGHTS

LES CITOYENS DE ROUSSEAU ONT LA PAROLE EN ANGLAIS

Je veux examiner dans quelle mesure l’idée de «droit politique» qui s’est imposée parmi les interprètes de Rousseau correspond à celle de notre auteur. En dépit du relief qu’il lui donne dans le sous-titre même du Contrat social, ainsi que dans son résumé à la fin de l’Emile, et de l’alternative radicale que cette nouveauté a ouvert dans la théorie juridique et politique, la connaissance du sujet est restée, pendant deux siècles et demi, bornée et superficielle. Les spécialistes du Genevois, quand ils n’ont pas glissé sur l’explication de cette idée, y ont vu une forte continuité avec la pensée de Montesquieu, qui le premier y a fait allusion, ou de Burlamaqui, auquel Rousseau a emprunté son sous-titre.

Le fait le plus révélateur est que les premiers traducteurs en anglais de Rousseau, qui l’avaient été aussi de Montesquieu et de Burlamaqui, ont exprimé cette continuité en rendant «droit politique» toujours par « politic » ou « political law »; tandis que les plus récents préfèrent, dans l’un et dans l’autre cas, l’expression « political right », qu’ils considèrent maintenant comme la « standard translation », tout en se contentant d’explications simplistes à propos de cette substitution. Mais loin de rendre le texte de Rousseau plus compréhensible, ces oscillations ont éloigné le  Contrat social   du lecteur et conduit l’interprète à une impasse.

En révoquant en doute les deux faces de la tradition, j’essaie de suivre son développement historique tout au long d’une piste qui pourrait paraître fausse. On me demandera en fonction de quelle autorité j’ose mettre en question une lecture du Contrat social presque universellement reçue, en manipulant le titre de l’ouvrage que nous sommes appelés à étudier et à respecter. Je propose en réponse un bref voyage à travers ces traductions en anglais, qui représentent l’une des régions principales où la tradition interprétative dont je m’occupe s’est constituée et enracinée. J’espère que de retour de ces territoires peu connus nous pourrons aborder d’un point de vue neuf un livre qui parait encore scellé.

La première traduction anglaise.

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