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Nous invitons, nos adhérents/tes, nos sympathisants/tes, nos lecteurs et lectrices à signer la pétition suivante :

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Pourquoi ? 

Le parc Jean Jacques Rousseau, 50 ha à Ermrnonvile, propriété du Département, géré et valorisé par l’association Centre culturel de rencontre, est fermé au public depuis plusieurs semaines .

A l’origine de cette fermeture qui dure, la non-reconduction par le Département, en mars, de la convention triennale avec l’association Centre culturel de rencontre, qui gère le site depuis 2013. Plus de 28 000 visiteurs annuels.

Discrètement, le Conseil Départemental de l’Oise  envisage de confier la gestion au nouveau propriétaire du Chateau, l’homme d’affaires Libano-Canadien, Antoine Haswani. Un spécialiste des shows et grands spectacles, comme les tournées mondiales du Cirque du soleil. Antoine Haswani et son beau frère avec lequel il est associé, ont déjà racheté le chateau et son domaine en Octobre 2018. Un investissement prévu  de 1 M Euros pour développer les activités du chateau. Pour lui « Il n’y a pas de budget. C’est un investissement permanent. »

Voilà le style d’animation que vous pourriez trouver à Ermenonville:

En partenariat avec le cirque du soleil ( une entreprise quebecoise), il compte faire du parc  une « forêt magique ».

« Ce sera la nouvelle ère des parcs, pas au sens traditionnel du terme avec des installations comme le Parc Astérix. Le site sera mis en relief avec des sons, des lumières et des jeux d’eau. Nous voulons faire quelque chose de beau, en utilisant la créativité et la magie du Cirque du soleil. Cela attirera beaucoup de touristes. » déclare l’homme d’affaire

Pour le maire d’Ermenonville, Alain Petrement, la fermeture du parc est pénalisante, concède de «  C’est un bien commun. Tout ce qui peut contribuer à le faire continuer à exister, sans le dénaturer, est bienvenu. ».

Une des membres de l’Association nous a confié son désarroi de voir ainsi le parc transformé en cirque, Il y a déjà non loin de là, le parc Astérix et la mer de sable.

Le label Centre Culturel de Rencontres avait été attribué au Parc. L’association s’était investie pour développer le site et sa renommée. Elle avait également prévu de se développer par la création d’un emploi. 

Le Centre Culturel de Rencontre / Parc Jean Jacques Rousseau –

Vous trouverez toutes les informations sur le Centre,  sur le site :

http://parc-rousseau.fr

 

Nous publions une communication de l’Association : 

Communication du Centre culturel de rencontre

Par décision du Conseil d’administration le 13 mars 2019,
le Parc Rousseau est fermé au public jusqu’à nouvel ordre.

Le Parc Jean-Jacques Rousseau est une propriété du Département de l’Oise, que l’association “Centre culturel de rencontre Jean-Jacques Rousseau” gère et valorise depuis 2013 sous le label du Ministère de la Culture “Centre culturel de rencontre” (CCR).
Ce label relie le CCR à un réseau professionnel de sites patrimoniaux remarquables, qui allient mémoire et création. Le projet artistique et intellectuel d’un CCR concerne tant la valorisation patrimoniale du site que la création et la diffusion artistique pour servir l’héritage du lieu, ou encore la médiation culturelle et le tourisme.

Le 22 mars 2019, le Département de l’Oise n’a pas souhaité valider avec nos partenaires – Ministère de la Culture et Conseil régional des Hauts-de-France – une convention triennale, pourtant nécessaire au maintien de notre label avant le 31 mars 2019, qui définit le cadre général de nos missions, de nos objectifs, de nos moyens et qui garantit le niveau de qualité de notre travail.
Le Département de l’Oise a fait savoir à l’association que cette décision était motivée par une réflexion entamée au sujet de la gestion de sa propriété et a concédé une convention d’occupation d’un an à l’association pour 2019.

Par conséquent, cette situation nouvelle remet en cause nos activités et leur pérennité. Notamment, elle ne nous a pas permis de recruter le personnel nécessaire au maintien de l’accueil, à la mise en œuvre de nos offres culturelles, de notre programmation, de la médiation culturelle ou de la sécurité des publics.
Le Parc a donc dû être fermé au public, sur décision unanime du Conseil d’administration de l’association, dont l’avenir se voit questionné et qui devrait faire l’objet d’arbitrages prochains.

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Le Chateau d’Ermenonville et le Parc – Un peu d’histoire 

Dans un domaine préexistant de longue date et plusieurs fois remanié, le marquis René de Girardin aménagea à partir de 1765 (1) un parc orné de fabriques, oeuvre de sa vie. Inspiré par Jean-Jacques Rousseau dans sa vision de la nature et animé d’une intention moralisatrice puisée dans la philosophie des Lumières, il y concrétisa ces deux aspirations. Authentique créateur, le marquis s’entoura des conseils de l’architecte paysagiste Jean-Marie Morel, du peintre Hubert Robert, qui plus tard dessinera Méréville, de l’abbé Delille, et de jardiniers écossais.

Le parc est traité en jardin anglais et les fabriques font appel tant au style romantique qu’aux symboles maçonniques, bien que le marquis ne fût pas franc-maçon (2). L’ensemble s’étendait au nord et au sud du château sur plus de cent hectares . Le paysage se structure le long de la vallée de la Launette. Coulant du sud au nord, naturellement divisée en bras multiples, elle enserre un chapelet d’étangs fort marécageux, que le marquis assainit et modela au prix d’importants travaux. L’effort dura plus de dix ans. En 1775 le parc avait acquis pour l’essentiel la composition voulue par son créateur, quoiqu’il procédât à des ajouts postérieurs (tels que les tombeaux).

Le château, entouré d’eau, occupe une position centrale. La partie nord, comprend à l’ouest le Désert, au centre la zone des étangs et des biefs, à l’est un coteau constituant la partie agricole « arrangée » du domaine. Le Désert est une vaste zone naturelle, il constituait une curiosité des plus admirées, avec des arbres remarquables, en particulier des genévriers. Les fabriques de la partie nord étaient regroupées sur la zone agricole, autour de la rivière, ainsi qu’autour du grand étang et sur les contreforts du Désert le surplombant, soit une soixantaine d’hectares.

On ne peut saisir la puissance de la composition de René de Girardin qu’en pénétrant dans le château, et plus particulièrement en se tenant dans le grand salon, d’où l’on embrasse les deux parcs, au nord et au midi. On est alors submergé par la force évocatrice des deux perpectives, du nord et du midi, qui se répondent tout en s’opposant. Ce n’est toutefois possible que lors de visites exceptionnelles.

Tombeau de l'île des Peupliers et château

La partie sud est la mieux conservée et la seule ouverte au public, sous le nom de « parc Jean-Jacques Rousseau ». Le philosophe, hôte illustre du marquis, mourut au domaine le 2 juillet 1778, six semaines seulement après s’y être installé (3). Il fut inhumé dans l’île des Peupliers, jusqu’au transport de ses restes au Panthéon en 1794..

Le marquis de Girardin, bien que partisan sincère, voire ardent, de la Révolution et malgré les témoignages favorables des édiles locaux, fut considéré comme suspect sous la Terreur et assigné à résidence. Du moins échappa-t-il à la guillotine. Ecoeuré par l’ingratitude de la population, il quitta pour toujours Ermenonville à la fin de la Terreur et s’installa à Vernouillet près d’amis, où il mourut et fut enterré . A sa mort il transmit le domaine en indivision à ses fils. L’aîné Stanislas en avait pris soin dès le départ de son père. Le domaine resta aux mains des descendants du marquis jusqu’en 1874. Pour apurer les dettes de son arrière petit fils, le parc fut démembré en 1874, la vente globale ayant été impossible. Le château d’un côté, le Désert de l’autre constituent des domaines séparés. La partie nord a été lotie.

Le domaine du marquis fut admiré par l’Europe entière d’abord pour le paysage composé, puis comme lieu de culte du romantisme et de la mémoire de Jean-Jacques Rousseau. Parmi les visiteurs illustres, l’empereur Joseph II d’Autriche, le roi Gustave III de Suède, le futur tsar Paul 1er, Marie-Antoinette, Benjamin Franklin, Thomas Jefferson, Danton, Robespierre, Bonaparte (7), Chateaubriand, …

Le parc Jean-Jacques Rousseau a été classé monument historique par décret du 6 juillet 1939. L’île des Peupliers, le temple de la philosophie moderne et le château avaient été inscrits à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques par arrêté du 11 juin 1930.
Le Touring Club de France racheta le parc en 1938 pour le sauver du démembrement; il installa un camping en bordure de la route, à l’ouest, aujourd’hui à l’abandon. Après la faillite du TCF en 1983, le Conseil Général de l’Oise acquit le parc en 1985.

Etat actuel

La disposition du parc, des canaux, des pièces d’eau, restent voisins de l’état d’époque. Des arbres majestueux composent un décor romantique. Qu’importe, une quinzaine de fabriques permettent d’accomplir encore en partie le parcours de réflexion voulu par leur créateur. Un certain nombre situées dans cette zone ont toutefois disparu (la cabane de Philémon et Beaucis, l’ermitage, l’obélisque, la brasserie…)

Pour en savoir plus : https://jjrousseau.net/les-monuments-insolites-a-rousseau/ermenonville-le-parc-jean-jacques-rousseau/

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Il faut sauver le Philosophe Jean Jacques , et :

signer la pétition

et toujours oubliez pas de soutenir les membres du Centre sur le site : http://parc-rousseau.fr

 

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