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À partir de la première moitié du XIXe siècle, de nombreux artistes choisissent de dessiner et de peindre « sur le motif ». La vallée de Montmorency est alors un endroit privilégié : proche de Paris, chargée d’histoire et bien préservée, elle est un lieu propice à l’inspiration. L’exposition présente un nombre important de dessins, croquis et aquarelles réalisés « sur le vif » par les artistes.

L’histoire de Montmorency vue par des artistes

Montmorency, le 17 septembre 2018. Louise Roger-Estrade, coordinatrice du musée Jean-Jacques Rousseau, présente des oeuvres de Raymond-René Bloch. LP/C.L.
L’exposition « paysages de Montmorency, de Ponsin à Bloch » est présentée au musée Jean-Jacques Rousseau jusqu’au 30 septembre.

Lieu propice à l’inspiration et à la réflexion, la ville de Montmorency a longtemps attiré des artistes et intellectuels. Le plus célèbre d’entre eux, Jean-Jacques Rousseau, y a même séjourné de nombreuses années, dans une bâtisse aujourd’hui transformée en musée. Et l’établissement classé « maison des illustres » accueille jusqu’au 30 septembre une exposition intitulée « paysages de Montmorency de Ponsin à Bloch », qui regroupe des œuvres de la collection d’arts graphiques du musée.

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Louis-Octave Ponsin, Roseraie à Montmorency en 1913.Musée Jean-Jacques Rousseau L’occasion de (re) découvrir une partie de l’histoire de la ville, immortalisée à partir de la première moitié du XIXe siècle par de nombreux artistes qui peignent « sur motif ». Parmi eux, des figures historiques de la ville comme les Ponsin, lignée de trois architectes initiée par le père, Alphonse (1814-1893), architecte officiel de la ville, et poursuivie par le fils Julien (1846-1914), également premier conservateur du musée, puis le petit-fils, Louis (1877-1944). Une tradition locale également représentée par Raymond-René Bloch (1914-2001), qui s’est également attaché à immortaliser la ville. Leurs œuvres cotoient celles de figures connues comme Henri Boulage ou Camille Pissarro. « Nous avons voulu montrer beaucoup d’aspects différents », explique Louise Roger-Estrade, coordinatrice du musée.

L’exposition permet de dresser un portrait de l’évolution de la ville aux XIXe et XXe siècle. Elle met en avant des particularités comme sa caractéristique de ville de défense, la qualité de ses jardins imaginés par des pépiniéristes et des agriculteurs, les célèbres parties d’ânes (au cours desquelles des loueuses proposaient aux promeneurs des montures pour rejoindre la forêt). Et s’intéresse par ailleurs à des épisodes comme le « Refoulons », ligne de chemin de fer aujourd’hui disparue, et qui reliait Enghien-les-Bains à Montmorency entre 1 866 et 1 954.

Jusqu’au 30 septembre, du mardi au dimanche, de 14 heures à 18 heures, au musée Jean-Jacques Rousseau. Tarif : 5,10 € (2,60 € pour les 19-25 ans, gratuit pour les moins de 19 ans). Renseignements au 01.39.64.80.13.

Sources :  Le Parisien édition  du 20 Septembre 2017 par Christophe Lefèvre.

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