Étiquettes

, , , , ,


img16-153La maison de jean Jacques Rousseau était bien malade, et cette maladie, pourtant curable à commencer au printemps 2013. Il aura fallu deux édiles de Montmorency, qui  se seront mis à son chevet, pour détruire ces insectes, qui lui rongeaient les veines. Jean-Jacques dû encore une nouvelle fois fuir sa demeure.

Dès sa naissance, il était menacé : « Je naquis infirme et malade ; je coûtais la vie à ma mère et ma naissance fut le premier de mes malheurs… J’étais né presque mourant ; on espérait peu de me conserver. J’apportai le germe d’une incommodité que les ans ont ren- forcée, et qui maintenant ne me donne quelquefois des relâches que pour me laisser souffrir plus cruellement d’une autre façon. Une sœur de mon père, fille aimable et sage, prit si grand soin de moi qu’elle me sauva 1. » C’est ainsi qu’il évoque sa venue au monde le 28 juin 1712 à Genève.

1. Les Confessions, Œuvres complètes, I, (1959), Paris, Gallimard, Bibliothèque de la Pléiade, p. 7-8.

Et sa vie fut un long fleuve tourmenté  par la maladie, qui fait de lui un de ces personnages considérés comme des cas cliniques notoires, qui n’ont cessé d’intriguer les médecins, psychiatres ou psychanalystes, jamais parvenus à se mettre d’accord sur un diagnostic.

Et, même après sa mort, que nenni les pamphlets, les mises à l’index, les condamnations de l’Emile, d’un anathème de l’archevêché … , non il est rongé par les insectes, enfin sa demeure, comme le décrit l’article du journal « Le Régional L’Echo en date du mercredi 5 Octobre« , dont nous produisons un extrait :

lecho-le-regional-2

musee

 

Madame Le Maire, Michèle Berthy,  déclare : » L’affaire ainsi réglée, la Ville va de nouveau engager une dynamique culturelle au musée » (« ndlr : il a fallu plus de 3 ans »). Le musée va reprendre vie » ( » ndlr : était t-il donc mort contrairement à toutes les déclarations précédentes  » ? )

Les Rousseauistes ou tout simplement ceux / celles qui veulent promouvoir le patrimoine de Montmorency, ont de quoi être rassurés, des travaux de desinsectisation devraient être entrepris.

Le musée de Montmorency devrait fonctionner à nouveau normalement ou presque. l’association SIAM JJR sera vigilante pour que ce soit le cas.

==================================================
93925Au fait :

c’est quoi un « lyctus »  , Jean-Jacques?

Le Lyctus brunneus est considéré aujourd’hui comme l’un des plus dangereux insectes xylophages en raison des dégâts qu’il commet dans les bois ouvrés. Il est fréquent dans la nature, mais se trouve aussi dans entrepôts, les musées, les habitations… où il infeste les vieux meubles, les parquets et toutes sortes de bois ouvrés (cadres, objets…). Il se développe de préférence dans les bois secs ou très secs. Les larves du Lyctus brun sont attaquées par divers insectes parasitoïdes (Hyménoptères Braconidae) et des prédateurs (Coléoptères Cleridae) mais ces derniers ne sont pas suffisamment nombreux pour assurer une lutte biologique efficace contre ce ravageur.

Critères de reconnaissance

lyc_bru_image005Adulte

Taille De 4 à 6,5mm de longueur.
Aspect
Insecte allongé, à cotés parallèles, légèrement aplati, avec une large tête large bien visible et pourvue de puissantes mandibules. Les antennes ont 11 articles et la massue antennaire est formée de 2 articles; elles sont à peu près de même longueur que le pronotum. Le thorax est un peu plus large à l’avant qu’à l’arrière et présente en son milieu une dépression concave longitudinale. Les élytres sont environ 2,5 fois plus longs que larges, sur le dessus il y a une courte et faible pubescence de soies dorées, couchées vers l’arrière.
Coloration
Uniformément brun foncé à brun rougeâtre.

lyc_bru_image010-1Larve

Taille De 4 à 8,5mm de longueur en fin de développement.
Aspect
Elle ressemble à un petit ver blanc recourbé. Les pattes sont courtes, les antérieures étant plus développées que les autres. Le corps est couvert d’une courte pubescence de couleur dorée. Le stigmate abdominal postérieur est très développé.
Coloration
Corps entièrement blanc grisâtre, excepté la tête qui est en partie roussâtre.

Cycle de développement

Il varie de 80 à 300 jours (voire 2 ans) selon les conditions ambiantes et la valeur nutritive du substrat nourricier. Les adultes apparaissent dès le mois d’avril et ont une activité crépusculaire. Les femelles pondent leurs œufs dans des petites anfractuosités des vaisseaux du bois (diamètre supérieur à 0,05 mm), celui ci doit être sec, intact et toujours très riche en amidon. La fécondité moyenne est d’une vingtaine d’œufs; ils sont pondus par petits groupes de 2 à 6. Les œufs sont translucides et ronds (1mm), ils vont incuber pendant 1 à 2 semaines (selon les facteurs thermo hygrométriques ambiants) puis donner une larve néonate. Le développement larvaire est variable, les larves restant inactives en hiver et si les conditions ambiantes ne leurs sont pas favorables. Une fois son développement terminé la larve se transforme en nymphe et le stade nymphal dure de 2 à 3 semaines. Quand l’adulte est formé, il s’aménage une petite logette toute proche de la surface où il séjournera environ 4 jours puis il creusera un trou vers l’extérieur afin de se libérer et prendre son envol. La période d’émergence des adultes se situe entre Avril et Septembre, il peut y avoir 2 à 3 générations annuelles dans les locaux chauffés avec une température s’échelonnant de 17 et 23° C.

Si vous voyez passer un « lyctus » dans votre domicile, vérifiez s’il a lu les oeuvres de jean-Jacques Rousseau, il pourrait s’être échappé du musée. Capturez le et ramenez le à la Mairie de Montmorency. 

 

 

Publicités