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Un de nos lecteurs nous informe de l‘exposition Spectacle Rousseau À Trie-château ! qui a lieu dans le cadre des Journées du patrimoine Trie Chateau 2017.
Déambulations théâtrales pour le 250ème anniversaire du séjour de l’écrivain dans notre commune, par la compagnie de théâtre AL DENTE.
RDV à la salle des fêtes de Trie-Chateau (Rez-de-chaussé côté parc, la mairie se trouvant côté rue)

Durée du spectacle :1h

Horaires *

Date : du 17 septembre 2017 au 17 septembre 2017
Horaire : de 16h00 à 18h00

(*) : Les manifestations pouvant être supprimées, annulées, ajournées, prenez contact avec les organisateurs avant de vous déplacer.

Lieu :
60590 – Trie-Château – Mairie 1 place de l’église – 60590 Trie-Chateau
Contact :
Téléphone de l’organisateur : 0344494343
 Un peu d’histoire : Jean-Jacques ROUSSEAU à Trie-Château ….

Un peu d’histoire : Jean-Jacques ROUSSEAU à Trie-Château

Lorsqu’il revient d’Angleterre en mai 1767 -il avait séjourné depuis mai 1766 à Chiswick chez le philosophe Hume, puis chez M. Townsen, un riche propriétaire, puis dans le château de Wooton, chez M. Davenport-, Jean-Jacques Rousseau est méfiant et angoissé. Il se sent l’objet de multiples complots, motivés en partie par ses prises de position religieuses et les publications du Contrat Social et de l’Émile, publications qui l’avaient déjà contraint à fuir Montmorency puis la Suisse en 1762. Voltaire vient de réclamer contre lui la peine capitale (après avoir anonymement publié un pamphlet dénonçant l’abandon par Rousseau de ses enfants…).
David Hume, qui l’avait accueilli avec plaisir, n’a pas résisté à la manie de la persécution de Jean-Jacques et ils se sont quittés en très mauvais termes. Sur le conseil du prince de Conti, il s’installe le 22 juin avec sa compagne Thérèse Levasseur dans le château de Trie-Château, mis à leur disposition par le prince. Toujours recherchés par le Parlement de Paris suite à la publication de l’Émile, ils se font passer pour frère et soeur, du nom de Renou (le nom de jeune fille de la mère de Thérèse).
Le château est une ancienne forteresse construite pour contrôler l’ancienne voie romaine qui allait de Beauvais à Rouen, et reconstruite au XVe siècle (en 1857, il deviendra propriété de Joseph-Arthur de Gobineau, dont l’Essai sur l’inégalité des races humaines développera des thèses bien éloignées du Discours sur l’origine de l’inégalité de Jean-Jacques et sera pain béni pour les nationalistes de tous poils).

Rousseau conçoit ici les premiers livres des Confessions, commencés à Wooton, ainsi que le Dictionnaire de musique. Il herborise et profite des bords de la Troësne. Mais en juillet 1768, certain d’un complot des habitants de Trie contre lui, il quitte la ville.

 Quarante minutes à Trie-Château  de Pascal Corpart ( Le Parisien)

Malgré les vicissitudes de l’histoire, le château de Trie reste imposant. Accolé à la ferme seigneuriale, voisin d’une porte fortifiée, proche de l’église, il est également chargé du souvenir de Jean-Jacques Rousseau. 

TOUT DE SUITE à gauche de l’église, une première tour attire le regard. Sans doute a-t-elle perdu de sa hauteur initiale mais, transformée en maison particulière et habilement restaurée, elle garde fière allure. Du pied de cette tour, dirigez-vous vers la gauche. L’arrondi d’une seconde tour précède un porche, surmonté des armes de Trie-Château et donnant sur le parc Maurice-Froment. Voici ensuite la tour de Jean-Jacques, seule intacte. Couverte d’un toit en poivrière, elle comprend à la fois de larges baies et des embrasures à vocation défensive. Par l’embrasure la plus basse, vous pourrez juger de l’épaisseur du mur. C’est au dernier étage que Jean-Jacques Rousseau et Thérèse Levasseur ont logé durant une année dans une pièce avec cheminée, ouvrant sur la campagne. A gauche de la tour se tiennent les restes du château médiéval. Surplombés par le corps de logis Renaissance, ils s’appuient sur des contreforts entre lesquels une baie révèle la présence de la salle voûtée des cuisines. Deux tours accolées marquent la limite de l’édifice et, quoique très diminuées en hauteur, donnent à imaginer l’importance de l’appareil défensif d’origine. Au-delà demeure la ferme seigneuriale. Suivez-en le corps de bâtiment sur rue puis entrez dans la cour. Tout au fond à droite, retrouvez la tour d’angle du château et deux contreforts épaulant un pan de mur. Un élégant colombier du XVIIe siècle domine la cour. Sur toute sa hauteur, ses angles sont soulignés par une alternance de briques et de pierres. Sur sa toiture, une lucarne à colombages regarde vers le château.

Un bâton de « bâtardise » 
Reprenez ensuite la Grand-Rue jusqu’à la seule porte fortifiée conservée, celle dite de Gisors. Dans une niche, côté gauche, se trouve une jolie statue de Vierge à l’enfant. Revenez vers le château et entrez dans le parc. Vous verrez l’arrière du corps de logis et, à droite, une partie des communs. Prenez l’allée qui longe ces derniers. Passez près du chevet de l’église et poursuivez jusqu’à la porte du parc. C’est en fait l’ancien portail XVIIe du château, rehaussé d’un fronton incurvé. Côté parc, deux blasons aux armoiries estompées sont visibles. Côté rue, figure par contre seul le blason des Longueville associant trois fleurs de lys et un bâton dit « de bâtardise » par référence à Jean Dunois, premier comte de Longueville ­ près de Dieppe ­ en 1453, passé à la postérité comme le Bâtard d’Orléans ! Admirez ensuite les baies de la première travée de l’église Sainte-Madeleine ainsi que sa façade romane, dont la partie haute a été remaniée au XIXe siècle. La décoration de son portail est remarquable d’exubérance et de finesse.

Inventivité et imagination 
Inventivité et imagination sont ici pleinement à l’oeuvre : parmi les fleurs, vous verrez des hommes accroupis tenant en main des serpents, des animaux monstrueux dévorant des personnages nus ou bien encore des griffons aux allures d’oiseaux de proie. Et, à peu de distance de la place, près du n° 88 de la Grand-Rue, ne manquez pas l’auditoire de justice du XIIe siècle dont les baies géminées vous rappelleront celles de la façade de l’église.

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