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genève, Jean Jacques Rousseau, Montmorency, Nantes, Rousseau
Publié par Christian DIDIER | Filed under Evènements
02 jeudi Oct 2014
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genève, Jean Jacques Rousseau, Montmorency, Nantes, Rousseau
Publié par Christian DIDIER | Filed under Evènements
14 dimanche Sep 2014
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bouillon, Jean Jacques Rousseau, Jean-Jacques, Montmorency, Musée, Nantes, Rousseau
Publié par Christian DIDIER | Filed under A Propos, Evènements
07 dimanche Sep 2014
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bouillon, Centre National du Costume, L'étoffe du monde, le monde, Montmorency, Nantes, Shakespeare
Exposition : Shakespeare, l’étoffe du monde au CNCS
« L’habit ne fait pas le moine » dit le proverbe. Chez Shakespeare, c’est presque une règle de composition, un impératif éthique que de soulever robes d’apparat, armures étincelantes et pourpoints précieux afin de dévoiler la vilenie ou la beauté qu’ils cachent profondément, et mettre ainsi l’Humanité à nu.

« Totus mondus agit histrionem » est-il écrit au fronton du théâtre du Globe : le monde est un théâtre, nous sommes des acteurs, en conséquence nos habits quotidiennement deviennent costumes, vêtures chargées de sens et de mensonge qu’il convient de décrypter, de percer à jour, de dépouiller pour libérer l’être ou le briser : Lear qui finit dans la chemise déchirée des fous et des pénitents, Richard II à qui l’on arrache les attributs vestimentaires du pouvoir au moment de sa chute, Ophélie noyée, ses jupons chargés d’eau fangeuse, Viola déguisée en jeune chevalier …

Toujours les vers du Barde font référence aux étoffes, aux tissus, aux broderies, paraboles de l’existence que les Parques tissent avec patience et tranchent sans pitié, sur cette scène d’illusions où même les femmes n’en sont pas, interprétées qu’elles sont par de jeunes garçons. Aussi constituer la garde-robe d’une pièce de Shakespeare est-il délicat, aujourd’hui encore un véritable défi pour les couturiers qui vont façonner les tenues, pour les habilleurs qui vont devoir travestir les comédiens.
Jeu d’équilibre entre des textes dépourvus de didascalies mais chargés de références souvent difficilement traduisibles et diversement interprétables, et la lecture à facettes de metteurs en scène très inspirés par ces mystères : pour célébrer les 450 ans du grand Will, le Centre National du Costume de Scène cis à Moulins a voulu revenir sur cette genèse particulière en proposant une exposition en trois temps. Plongée dans le cercle et les arcanes d’un théâtre élisabéthain, évocation des différentes typologies de vêtures du répertoire, depuis le puissant jusqu’au paysan, regard sur les interactions entre grands metteurs en scène, grands acteurs et grands stylistes.
Au fil des salles, on verra le travail des costumiers évoluer d’une représentation historique fidèle à une lecture baroque et hiératique de la démesure shakespearienne. On verra également comment la perception et l’interprétation de Shakespeare a muté avec le temps, comment le regard porté sur son théâtre et ses œuvres s’est modifié, comment doucement artistes et publics se sont accaparés cet univers incomparable sans jamais en appauvrir le sens, en transpercer les secrets. L’occasion de découvrir le monde de Shakespeare d’une manière inattendue et marquante.
01 lundi Sep 2014
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Amis du Musée, bouillon, Forum des Associations, Jean Jacques Rousseau, la Société, Montmorency, Nantes, Rousseau, salon, SIAM JJR, Société Internationale, sortir
Comme chaque année la Société Internationale des Amis du Musée Jean Jacques Rousseau (SIAM JJR) sera présente au Forum des Associations le Samedi 6 Septembre 2014.
Nous présenterons nos activités, les éditions /publications et les projets de la Société pour 2015.
Notre stand en relation avec le Musée sera l’occasion d’échanger sur les oeuvres de Rousseau mais également de présenter le travail important du « comité scientifique » du Musée.
Nous vous attendons pour continuer ensemble l’intérêt que nous avons pour le Musée Jean Jacques Rousseau de Montmorency.
La SIAM JJR accueille toutes les personnes qui aiment ce Musée au patrimoine inestimable, et s’intéressent aux oeuvres et à la vie du philosophe. Simples curieux, amateurs chevronné, étudiant ou philosophe : chacun y a sa place.
Christian DIDIER
Président
20 mercredi Août 2014
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Culture, herboriste, Jean Jacques Rousseau, Jean-Jacques, marquis de Girardin, Montmorency, Nantes, nature, Rousseau, sortie
Ermenonville, le calme après la tempête.
Fin mai 1778, à l’invitation du marquis de Girardin, Rousseau et son épouse Thérèse quittent leur modeste appartement de la rue Plâtrière à Paris pour le domaine d’Ermenonville, à dix lieues au nord de Paris, aménagé au goût de Jean-Jacques. Le parc, entre nature et décor architecturé, s’inspire de l’œuvre de Rousseau : lac, table des mères, autel de la rêverie, banc de Julie… Tout renvoie aux œuvres de Jean-Jacques et tout y invite à la promenade, aux joies simples des leçons de musique données aux enfants du marquis. Un précédent dessin de l’Alsacien Georg Friedrich Meyer, ou Mayer, datant de 1778, le montre d’ailleurs doté d’un bâton et d’un bouquet, tenant par la main un petit garçon, en compagnie du couple Girardin. L’endroit constitue un havre de paix en cette fin de vie tardivement apaisée, après le déchaînement des passions suscitées par sa rivalité avec Voltaire et surtout l’Emile ou de l’Education. Le Parlement comme l’archevêque de Paris avaient en effet condamné l’ouvrage, poussant son auteur à un double exil à Genève puis à Londres.
Analyse des images
Un portrait d’après nature. Les Confessions affirment d’emblée leur vocation portraitiste en prétendant faire « le seul portrait d’homme peint exactement d’après nature et dans toute sa vérité ». Or, cette estampe est fidèle car elle est l’une des versions réalisées à partir du dessin de Mayer, professeur de dessins des enfants Girardin chez qui l’auteur réside. Il y représente une scène d’une grande sérénité. La palette de l’aquarelle décline paisiblement un camaïeu de teintes grises, vertes et brunes. Au premier plan est figuré un Rousseau aux traits légèrement tirés, âgé, mais digne. Le portrait mêle élégance et simplicité de la tenue. Celle-ci se compose de bas blancs immaculé, d’une chemise claire, d’une culotte et d’une redingote sombres. Le tricorne, chapeau très en vogue au XVIIIe siècle, est coincé sous le bras droit et permet de mettre en évidence une perruque poudrée. Les souliers à boucle, les joues et les lèvres rehaussées de rouge sont autant d’éléments qui illustrent une discrète coquetterie. En revanche, d’autres détails plaident en faveur d’une activité simple : Rousseau s’appuie de sa main droite sur un bâton de marche, allié du promeneur solitaire, tandis que la main gauche tient un bouquet de fleurs, sans doute des pervenches. Le philosophe se détache sur un paysage champêtre qu’il scinde en deux en son milieu. A sa gauche, l’eau prédomine sous les formes d’une rivière, enjambée par un pont en bois auquel il tourne le dos. A sa droite, dans un écrin d’arbres tels que des peupliers, on distingue une demeure aux volets qui semblent clos.
Interprétation
« ici repose l’homme de la nature et de la vérité
» Jusqu’à la fin du XVIIIe siècle, on ne dissocie pas le jugement sur l’œuvre du jugement sur le modèle. Dès lors, réaliser un portrait revient à cerner une personnalité, un tempérament, un moment. Or, Rousseau succombe d’une apoplexie le 2 juillet 1778 et Mayer le suit de près, puisqu’il s’éteint en 1779. Le dessin qui sert de support à l’estampe a donc été réalisé dans un temps très court, selon toute logique après la mort du philosophe. La peinture, quant à elle, date vraisemblablement des années suivantes. L’atmosphère paisible de l’image traduit dès lors l’implicite d’une mort imminente et bienvenue dans cet éden naturel, précurseur des paysages romantiques. L’image réunit en elle les dernières œuvres de Rousseau, entre Rêveries et Confessions. Comme pour achever le cycle d’une vie, le bouquet de pervenches fait ressurgir le bonheur fugace de cette découverte florale avec Madame de Warens aux Charmettes, de sa redécouverte avec M. de Peyrou à Cressier, décrite avec une tendre nostalgie dans les Confessions publiées en 1782. Ainsi le botaniste amateur semble-t-il adresser ces fleurs à lui-même, les élevant vers le bosquet de peupliers où il est enterré et qui devient très vite un lieu de célébration posthume. Image au prix modique, accessible à tous, l’estampe elle-même incarne ce rousseauisme populaire en pleine expansion.
Bibliographie
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