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Parmi les fondateurs des Lumières, plusieurs péchaient par un optimisme excessif.20 dimanche Sep 2020
Posted in Philosophie
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Parmi les fondateurs des Lumières, plusieurs péchaient par un optimisme excessif.16 mercredi Sep 2020
Posted in Histoire
La maladie a tenu une place prépondérante dans la vie de Jean-Jacques Rousseau mais aussi dans ses écrits, poussant le philosophe à raconter dans les moindres détails ses symptômes et leurs traitements.
Pour certains, cette propension traduit le besoin d’être reconnu dans ses souffrances et de donner à ses détracteurs des explications sur certains de ses comportements. Ainsi, son fréquent besoin de sortir pour uriner l’aurait tenu écarté des salons parisiens, et l’aurait même empêché de se présenter devant le roi à Fontainebleau.
On le prétend cynique, hautain, voire calculateur ? Il répond que c’est la maladie qui le pousse à être ainsi. Et pourtant, il reconnaît : « Quand je suis malade, je suis têtu comme un âne, quand on m’offre un breuvage que je n’ai pas demandé, je le jette volontiers au nez de ceux qui l’apportent ». Jean-Jacques Rousseau aurait bien souffert d’une maladie, la porphyrie aiguë intermittente.
Il s’agit d’une anomalie génétique qui se traduit par des troubles abdominaux et neuropsychiques qui surviennent entre vingt et quarante ans. Son cas a beaucoup intéressé les médecins, psychiatres et psychanalystes.
Comment pouvait-il en être autrement quand on lit les mots de Rousseau : « Je naquis infirme et malade ; je coûtais la vie à ma mère et ma naissance fut le premier de mes malheurs… ».
10 jeudi Sep 2020
Posted in Evènements
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Exposition Rousseau et la nature

03 jeudi Sep 2020
Posted in Manifestations, Montmorency
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Rendez vous
Ce samedi 5 Septembre 2020
Nous vous attendons à notre stand au « Gymnase de la Butte aux Pères
(**) « Si le Musée m’était conté » : Une visite privée du Musée réservée aux membres de la SIAM en Septembre.
Inscription sur le stand de la SIAM JJR
27 mercredi Mai 2020
Posted in Philosophie
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En 1742, deux jeunes intellectuels se rencontrent, admirant tous deux l’Antiquité et partageant la même idée très élevée de la vertu : Rousseau et Diderot. Mais leur vision de la philosophie s’oppose en tout point.
Comment leur conception de l’amitié fut-elle mise alors à l’épreuve ?

Par l’intermédiaire d’un ami commun, Jean-Jacques Rousseau (1712-1778) et Denis Diderot (1713-1784) se rencontrent en 1742. Ils ont une trentaine d’années, sont tous deux très cultivés et partagent des valeurs communes.
Mais leur caractères sont très différents et sont à l’origine d’un malentendu entre eux… Leurs attentes ne sont pas les mêmes et leur conception de la philosophie, de la réalité, divergent.
Quant Rousseau emploie le terme de « philosophe » de façon péjorative, et le critique, Diderot revendique cette appellation et il est même considéré comme LE philosophe par excellence.
Comment ces conceptions ont-elles évolué au fil de leur vie et les ont finalement séparés ?
Franck Salaün, professeur de littérature française du XVIIIème siècle à l’Université de Montpellier
Cette différence de caractères entre Rousseau et Diderot explique en partie leur attirance mutuelle. Rousseau semble introverti, timide, mal à l’aise en société… Diderot donne l’impression de vivre en dehors de lui-même, il est entièrement dans l’échange. Cela alimente un malentendu : Rousseau n’a pas les mêmes attentes à l’égard de son ami que Diderot. Diderot va entrer dans le groupe des philosophes, ceux qui vont changer les choses, il a l’esprit collectif quand Rousseau a déjà le sentiment qu’il a une œuvre à écrire, que sa vie est un enjeu, que sa vie est une œuvre…
Franck Salaün
Assez rapidement, Rousseau emploie les termes « philosophe » et « philosophie » de façon péjorative, pour lui, le terme sert souvent à désigner les philosophes modernes, c’est-à-dire justement ceux de « L’Encyclopédie »… Le chef de file de ces philosophes étant Diderot, Rousseau aurait dû beaucoup plus tôt se fâcher avec lui. C’est ce qui est curieux ! Mais on a l’impression qu’il lui pardonne alors qu’est en train de croître dans l’écriture de Rousseau ce rejet des philosophes…
Franck Salaün
Diderot va de plus en plus affirmer un monisme, une conception matérialiste de l’univers, tandis que Rousseau après diverses hésitations, va oser confesser Dieu chez les philosophes et réaffirmer le dualisme, sa croyance en l’âme.
Ils sont attirés l’un par l’autre, attirés par ce qui brûle… Rousseau n’est pas fait pour s’entendre avec Diderot, il ne pourra que souffrir de la fréquentation de Diderot qui est beaucoup plus à l’aise dans l’échange et la vie sociale. Inversement, Diderot aurait pu deviner qu’il n’aurait que des difficultés avec Rousseau car ce dernier est égocentrique, il ne comprend pas l’intérêt de « L’Encyclopédie », il ne comprend pas qu’on puisse se consacrer ainsi à un ouvrage collectif… Alors que Diderot est en train de mettre en place cet important projet, Rousseau lui écrit : « occupez-vous de moi ! ».
Franck Salaün
Sons diffusés :
Textes lus par Thibault de Montalembert :
Textes lus par Vincent Schmitt :

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