Journée du Patrimoine

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Journée du patrimoine : des artistes à domicile

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Les 19 et 20 septembre prochain se tiendront les Journées du patrimoine. Ce rendez-vous annuel donne lieu à des visites de lieux inattendus à l’instar des maisons d’artistes ayant marqué l’histoire.

Certaines de ces adresses n’ont jamais été montrées au public. D’autres font l’objet d’une ouverture exceptionnelle. Des visites, pour la plupart gratuites et sans réservation, à noter sans tarder dans son agenda du week-end.

Le château de Monte-Cristo d’Alexandre Dumas

Construit pour Alexandre Dumas, ce château aux façades sculptées est bordé d’un parc aménagé à l’anglaise. Lors de la visite, un comédien en costume interprétera des personnages en lien avec l’auteur des Trois mousquetaires tels que son éditeur, le comte de Monte-Cristo ou l’huissier qui, après la faillite du théâtre d’Alexandre Dumas, a procédé à la vente de la demeure en 1848.

Pav. d’accueil, chemin des Montferrand, Port-Marly (78). De 14h à 18h. Visite commentée : 4 €.

La villa Savoye et la maison du jardinier de Le Corbusier

La maison du jardinier de la villa ­Savoye ouvrira pour la première fois au public le 19 septembre prochain à l’occasion du cinquantième anniversaire de la disparition de Le Corbusier. Comme la villa Savoye, cette maison de 35 m2 est un chef-d’œuvre de l’architecture moderne. Elle constitue l’une des premières expérimen­tations de maison individuelle de l’architecte.

82, rue de Villiers, Poissy (78). Ouverture de 10h à 18h. Visite commentée gratuite.

La maison de Jean-Jacques Rousseau et son donjon

Outre la maison du philosophe et son jardin, son cabinet de travail «le Donjon» est exceptionnellement ouvert à la visite. Jean-Jacques Rousseau y a écrit de 1757 à 1762 La nouvelle Héloïse, Emile ou de l’éducation et Du contrat social.

5, rue Jean-Jacques Rousseau, Montmorency (95). De 14h à 18h. Visite commentée gratuite.

 

Source Direct Matin

Pauline PREVOT : une évolution de carrière méritée.

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C’est d’abord surpris, puis heureux que nous apprenons le départ de Pauline PREVOT, médiatrice culturelle du Musée Jean Jacques Rousseau à Montmorency, pour de nouvelles responsabilités au sein de la ville de Pontoise ( Val d’Oise ). 

Surpris, car elle quitte le Musée après avoir exercé cette fonction avec compétence, talent, en démontrant ses capacités de gestionnaire, d’administratrice et de communication.

Elle a su décrypter les oeuvres de Jean Jacques Rousseau et les rendre accessible à tout public, et tout particulièrement aux enfants dans les activités pédagogiques, qu’elle conduisait au sein du Musée.

Mais elle était également une interlocutrice de premier plan pour les chercheurs de la bibliothèque d’études rousseauistes, et d’un très grand support pour les activités de notre Association.

Heureux, car cette évolution est pour Pauline PREVOT la reconnaissance de ses actions et la concrétisation d’un parcours remarquable, fait de compétence, de professionnalisme, d’efficacité et de sens du dialogue, tout en conservant ce sourire qui la caractérise.

 

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Le Conseil d’Administration de l’Association lui adresse ses sincères  compliments et lui souhaite une entière réussite dans cette nouvelle entreprise.

Christian DIDIER  – Société Internationale des Amis du Musée Jean-Jacques Rousseau – Président

 

Sur les traces du promeneur solitaire.

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imagesChaque lecteur développe un intérêt pour les lieux où a vécu un écrivain qu’il affectionne – en particulier si ses livres y font référence ou s’il y a produit son œuvre. On longera la mer avec Proust à Cabourg-Balbec, on fera le détour au «petit Liré» de Du Bellay ou on traquera le transfert freudien au Bergstrasse 19.

Ces maisons où souffle l’esprit, on les visite volontiers, elles donnent un supplément d’âme à ceux qui ne connaissent pas grand chose et un pincement de cœur aux savants. Mais à vrai dire elles occupent souvent une position périphérique par rapport à l’œuvre: du Bellay à Bordeaux, ou Freud à Salzbourg, on sent bien que cela n’aurait pas produit beaucoup de différences.

On opposera la fusion d’un Kafka avec Prague, mais n’est-ce pas une exception ?

Cette acception « touristique » des lieux on la retrouvera certes avec Rousseau: «Clarens, sweet Clarens», s’exclamait lord Byron, accouru dans les parages lémaniques à sa suite. L’immense succès touristique la Riviera vaudoise – souvent pour le pire malheureusement – est en partie dû à Rousseau et dans sa série sur les «Paysages suisses dans la littérature mondiale», le quotidien Le Temps n’était pas loin de mettre à son passif le Léman «bardé de villas luxueuses, borné d’immeubles en bord de lac, quadrillé de haies et de grilles sous la surveillance vigilante de Protectas, SL Sécurité ou Romande Energie» !

Pourtant la question des lieux chez Rousseau est bien plus complexe, elle occupe une place à part, presqu’unique dans la littérature mondiale : elle s’intègre dans la démarche toujours mouvante de la constitution du moi.

790888Dit autrement, chez Rousseau le sentiment de l’existence heureuse se développe par le débordement des forces vitales vers l’extérieur. C’est ce qu’il appelle l’ «expansion» : «elle étend pour ainsi dire notre être par toutes nos sensations» (dans le livre 2 des Confessions). Un lieu n’a donc pas une fonction extérieure au moi, décorative, il est la possibilité pour le soi de se trouver dans un univers qui ne lui est plus étranger.

J.B. Pontalis a finement décrit dans sa préface aux Confessions la tension qui anime l’ouvrage entre le resserrement dans le moi et l’accord avec le monde extérieur, donc avec soi. «Le moi chez Rousseau est un lieu non un agent ; il est espace plus que temps» poursuit-il. Les séjours ravissants des Charmettes, de l’Ermitage ou de l’île Saint-Pierre inscrivent la plénitude de l’individu Rousseau – «où je fus moi pleinement, sans mélange et sans obstacle» écrit-il dans la Dixième promenade.

L’attention extrême que les lecteurs de Rousseau portent aux lieux où il a vécu n’est pas due à la curiosité mais à la compréhension intime de son œuvre.

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