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Valmorency, association pour la promotion de l’histoire  et du patrimoine de la Vallée de Montmorency, dans le cadre du tricentenaire de la naissance de Jean-Jacques Rousseau (année 2012), a organisé avec la participation de la ville de Soisy-sous-Montmorency une Séance théâtrale historique le mardi 7 février 2012 à Soisy-sous-Montmorency…

Madame de Verdelin à Soisy, 
l’« aimable voisine » de Rousseau

Portrait de Mme de Verdelin exécuté par le pastelliste Lefèvre en 1773, conservé au château de Carrouges (Orne). 
Photo : David Bordes/Centre des monuments nationaux.fr.

Marie-Madeleine de Brémond d’Ars, épouse du Marquis de Verdelin (1728-1810), s’est installée en 1759 avec son mari dans une propriété achetée à Soisy-sous-Montmorency, après avoir loué pendant trois ans le château du seigneur de Margency, Adrien Cuyret. Le couple s’est lié à Jean-Jacques Rousseau et à Mme d’Épinay par l’intermédiaire de Mme d’Houdetot.

Après le refroidissement de la relation entre Jean-Jacques Rousseau et son amie Eaubonnaise (automne 1757), Mme de Verdelin s’est rapprochée géographiquement et sentimentalement du philosophe genevois, qu’elle nomme « son cher voisin ». Rousseau, en retour, l’appelle souvent dans sa correspondance « mon aimable voisine ».

Il se laisse gagner par l’attention affectueuse que cette amie fidèle lui voue, au point de lui déclarer dans une lettre d’avril 1765 : « Amie unique, je n’aurai pas assez de tout mon cœur et de toute ma vie pour vous payer le prix d’une si tendre sollicitude ».

En 1936, M. Trousseau, un des plus importants biographes de Mme de Verdelin, écrit dans les Annales de Jean-Jacques Rousseau : « La maison existe encore. Elle fait l’angle de la rue accidentée de Montmorency et de la rue de la Station. Sur cette dernière voie, la façade est surmontée d’un fronton circulaire. Le parc qui contient encore quelques beaux arbres a été fort morcelé. Il s’étendait autrefois jusqu’à hauteur de la voie ferrée d’Enghien à Montmorency. À la grille d’entrée recouverte de glycines, un vieil acacia au tronc dénudé, ne possédant plus guère que quelques rameaux verdissant à chaque printemps, est contemporain de la marquise ».
La propriété de Mme de Verdelin recouvre probablement le quartier qui côtoiera le Refoulons quand cette ligne sera mis en service en 1866.

Carte des chasses (milieu du XVIIIème siècle).

On voit au nord,  l’ancien domaine seigneurial de la famille Verduc.
 Le domaine de Mme de Verdelin faisait face à l’entrée du châteaudans le prolongement de l’allée centrale, à droite de la carte.

Source : http://www.valmorency.fr/

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