Jean-Jacques Rousseau chimiste

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On le doit à Jean-Jacques Rousseau. Il s’agit des « Institutions chimiques ». On sait que Rousseau s’intéressa à la botanique, à travers de nombreux herbiers qu’il composa. A la nomenclature des flores aussi. Cette fois, c’est à la chimie. Et cela dans le siècle qui, à travers l’œuvre de Lavoisier, la révolutionna.

Ce rendez-vous de la SIAM JJR trouve dans ces « Institutions chimiques » le prétexte pour poser la question de savoir qu’elles furent les rapports entretenus par Rousseau avec les sciences de son temps.

Son intérêt pour la chimie, plus confidentiel, est pourtant capital dans son oeuvre.
« Si nos sciences sont vaines dans l’objet qu’elles se proposent, elles sont encore plus dangereuses par les effets qu’elles produisent. Nées dans l’oisiveté, elles la nourrissent à leur tour ; et la perte irréparable du temps est le premier préjudice qu’elles causent nécessairement à la société », écrivait Jean-Jacques Rousseau dans son Discours sur les sciences et les arts publié en 1750. Premier livre du philosophe, ce Discours valut à son auteur tant une soudaine renommée qu’une réputation tenace de contempteur des sciences, au mieux ignorant, au pire obscurantiste. Pourtant, Rousseau ne cessa toute sa vie de s’intéresser à diverses sciences.

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Christian Didier

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Jean-Jacques Rousseau. L’homme qui croyait en l’homme

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product_9782070444595_195x320MARC-VINCENT HOWLETT
Jean-Jacques Rousseau. L’homme qui croyait en l’homme
Première parution en 1989
Nouvelle édition en 2012
Collection Découvertes Gallimard (n° 66), Série Littératures, Gallimard
Parution : 23-05-2012

Peu d’écrivains et de philosophes ont mené une existence aussi mouvementée et, à certains égards, aussi dangereuse. En butte à toutes les attaques, éloigné de ceux qui le portaient aux nues, Jean-Jacques Rousseau n’a guère cessé tout au long de sa vie d’être au plus près de la seule exigence qui comptait à ses yeux : ne pas tromper autrui. Cette quête a été autant philosophique que littéraire ; l’intelligence des idées supposait la vérité de soi. Il a tracé les contours de notre modernité en assumant, souvent à contre-courant de son époque, les difficiles questions de la démocratie, du progrès, de l’éducation, de la tolérance en matière religieuse, du désir et de l’écriture de soi.

Et pourtant, que d’incompréhensions et de malentendus persistent autour de l’œuvre et de l’homme, restitués ici par Marc-Vincent Howlett ! Comme si une pensée de cette ampleur nécessitait, pour se faire entendre, une patience dont seule l’Histoire est capable.
192 pages, ill., sous couverture illustrée, 128 x 178 mm

Achevé d’imprimer : 01-05-2012
ISBN : 9782070444595 – Gencode : 9782070444595 – Code distributeur : A44459

Jean Jacques Rousseau dans sa maison à Ermenonville

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Jean-Jacques Rousseau est mort en 1778 dans sa maison d’Ermenonville
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Il n’a vécu qu’une quarantaine de jours à Ermenonville. Et pourtant, Jean-Jacques Rousseau a marqué le village. Tout cela grâce au marquis de Girardin lequel lui a proposé l’hospitalité en 1778. «

Jean-Jacques Rousseau cherchait à s’éloigner de la capitale car il jugeait la vie trop chère et la ville trop polluée », raconte Jean-Charles Morin, agent territorial du patrimoine au parc Jean-Jacques-Rousseau.Pour l’accueillir, René de Girardin lui fit construire un chalet.

Mais celui-ci n’étant pas terminé à son arrivée le 20 mai 1778, il offrit au philosophe, et à sa femme, un pavillon, rue Souville, près du château.René de Girardin était en admiration devant Jean-Jacques Rousseau. De 1763 à 1774, il a remanié un parc en s’inspirant de l’un de ses romans épistolaires

« La nouvelle Héloïse ». Il est d’ailleurs possible de visiter la partie sud de ce parc. Jean-Jacques Rousseau. (LP/D.P.) Jean-Jacques Rousseau est décédé le 2 juillet 1778 à son domicile.

« A sa demande, son corps a été autopsié. On a découvert huit onces de sérosité, ce qui signifie qu’il est probablement mort d’une attaque cérébrale, explique Jean-Charles Morin. Il a été enterré le 3 juillet, à minuit, sur l’île des peupliers.

Deux ans plus tard, son corps a été placé dans un nouveau tombeau réalisé par Jacques Philippe Lesueur. » Ses cendres ont été transférées au Panthéon en 1794.

Quant à la maison où il a vécu un mois et demi, elle a été détruite lors du Second Empire. Il ne reste aujourd’hui qu’un pan de mur qui rappelle la demeure provisoire du grand philosophe.

Pour élever un enfant : recommandation à Jean Jacques Rousseau

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93925Après avoir découvert quelles étaient les 3 sortes d’éducation, et leur but, il faut dégager les principes qui feront d’une éducation la meilleure façon d’élever un enfant.

Comprendre pourquoi l’éducation jusqu’alors n’est pas à la hauteur et n’est pas bénéfique aux hommes, c’est imméditament identifier ce qu’il faut faire pour produire une bonne éducation, pour aider au développement de l’enfant.
Et de manière presque paradoxale, Rousseau affirme en matière d’éducation les bienfaits du laisser-faire contre les dégâts de la contrainte et de tout ce qui est inculqué à l’enfant, du moins aux débuts de l’enfance – Rousseau parle en particulier de la naissance jusqu’à l’âge de 12 ans.

>> Pourquoi depuis le début on a mal éduqué les hommes

Selon Jean-Jacques Rousseau, l’homme n’a jamais su éduquer convenablement les enfants. Insistons sur le mot jamais : « depuis qu’on se mêle d’élever des enfants », c’est-à-dire depuis que cette éducation s’est en quelque sorte institutionalisée, depuis que l’homme s’est donné pour mission d’éduquer les enfants, depuis qu’il est conscient de cette pratique éducative.
Rousseau part du principe qu’à la naissance, le coeur d’un enfant est pur. Or pour inculquer des principes, pour éduquer, les adultes ont pris l’habitude de solliciter et de faire naître de mauvaises habitudes chez l’enfant. On peut penser ici à la compétition, au châtiment promis si l’enfant n’obtient pas de résultats suffisants, ou même la récompense que l’on fait miroiter dans le cas où il obtiendrait de bons résultats.
Cette éducation, c’est donc un acharnement contre l’enfant. C’est pourquoi Rousseau préconise d’arrêter : il faut laisser l’enfant. Son cœur est pur, et il faut préserver ce cœur pur.

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La Nouvelle Héloïse de Rousseau

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790888La nouvelle Héloïse de Jean-Jacques Rousseau (1760)

C’est un roman écrit sous forme de lettres et dont le sujet rappelle les amours d’Héloïse et d’Abélard. Jean-Jacques Rousseau s’est jugé lui-même sur la valeur morale de cette monstrueuse production. « Ce livre, dit-il dans la préface, n’est point fait pour circuler dans le monde, il convient à très peu de lecteurs. Toute fille qui aura lu une page de ce livre est une fille perdue… » L’auteur a placé la scène de son roman à Clarens, petite ville située sur le lac de Genève ; ce lieu lui a fourni l’occasion de peindre plusieurs tableaux ravissants de la nature suisse. Ce qui assure à ce roman une longue durée, c’est moins l’intérêt de l’action que l’éclat du style et les épisodes qu’il renferme. « Dans ce livre, dit Vinet, chacun disserte et quelquefois ces dissertations, comme celles sur le suicide, sur le duel, sont des chefs-d’œuvre. Mais ni l’éclat du style, ni les admirables descriptions de la nature ne pourront jamais racheter l’immoralité de cet ouvrage qu’il est prudent et sage de ne jamais ouvrir, comme l’auteur lui-même d’ailleurs nous le conseille. »