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Le discours tenu sur le jazz par les premiers témoins (journalistes, écrivains, musicologues…) de son arrivée en Europe est extrêmement proche de celui, qu’à l’Âge classique, les voyageurs et les philosophes qui compilèrent les récits de ces derniers produisirent à propos de la musique des Noirs africains ou des esclaves.

Si on déplore très généralement le bruit et la cacophonie engendrés par des pratiques qu’il est presque impossible de tenir pour musicales, quelques voix s’avèrent plus inspirées.

Or, quoi de véritablement commun entre les « tambours des Mandingos » ou le « chant du Nègre Arada » d’une part, la musique délivrée dans l’Europe de l’après Première Guerre mondiale par les grands orchestres?

Tout en interrogeant une permanence des discours que la différence des musiques rend problématique, on suggérera que c’est peut-être l’activité de penseurs des Lumières tels que Jean-Jacques Rousseau qui, en posant les bases de l’ethnomusicologie, a lointainement préparé nos esprits et nos oreilles à entendre les musiques autres ou, plus largement, à écouter autrement la musique.

A paraitre sur nos colonnes prochainement.

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