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La salle Lucie Aubrac de Montmorency accueillera le 17 mars prochain à une conférence sur Jean-Jacques Rousseau.

Animée par Christophe Touchart, membre de la Siam JJR- Société internationale des amis du Musée Jean-Jacques Rousseau,

elle rapprochera les textes du célèbre écrivain des peintures de Jean-Baptiste Greuze.

 Rapprocher les textes de Jean-Jacques Rousseau et les peintures de Jean-Baptiste Greuze (1725-1805) conduit immanquablement à repenser le thème de la famille, la place de l’enfant au 18e siècle.

Comment donner sens à une famille vertueuse qui peut basculer à tout instant dans une violence extrême, une famille qui doit prêcher l’exemple et dont l’érotisme sous-jacent déstabilise le spectateur/ lecteur?

Conférence animée par Christophe Touchart, membre de la Siam JJR- Société internationale des amis du Musée Jean-Jacques Rousseau.

Qui est Jean-Baptiste Greuze ?  

Jean-Baptiste Greuze naquit à Tournus : son père le destinait à l’architecture. Il obtint de parfaire ses dons de dessinateur dans l’atelier du peintre lyonnais Grandon, et monta à Paris vers 1750. On y connaît mal ses débuts. Jeune provincial, inconnu et ombrageux, il ne se fixa dans aucun atelier, mais dessinait le modèle à l’Académie.

Il eut la chance d’être remarqué par La Live de Jully, un riche amateur curieux de talents neufs. Greuze avait déjà peint son Père de famille expliquant la Bible à ses enfants ; cette peinture séduisit La Live qui l’exposa chez lui, la vanta partout et rendit vite célèbre son auteur. En prenant pour thème cette scène édifiante, qui contrastait si fort avec l’hédonisme rococo, Greuze rencontrait à point le goût tout neuf pour la morale du sentiment ; aussi une bonne part de ses inventions seront-elles vouées à illustrer les délices de la vertu.

La faveur qui accueille sa Mère bien-aimée ou sa Dame de charité marque l’avènement en peinture d’un genre sentimental et prédicant qui survivra jusqu’à la fin du siècle suivant, et dont le « réalisme socialiste » produit encore des avatars. Cette peinture didactique doit son succès à l’essor d’une mentalité bourgeoise qui n’épargne pas la classe noble.

La peinture de Jean-Baptiste Greuze (1725-1805) est conforme à la sensibilité de l’époque, marquée par Rousseau, Fielding et Richardson. Sentimentale et édifiante, elle a évolué vers un moralisme en accord avec le drame bourgeois de Diderot, son admirateur enthousiaste. Elle témoigne aussi d’un excellent sens de l’observation. On peut trouver sa peinture naïve ou mièvre, mais Greuze a su créer un genre qui lui est propre. 

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