Un écho aux Rêveries d’un promeneur solitaire

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A l’occasion du tricentenaire de la naissance de Jean-Jacques Rousseau, les Presses Universitaires de Grenoble ( PUG) viennent de faire paraître :

L’avocat grenoblois qui lui servit de guide offre sa vision du séjour de Jean-Jacques Rousseau venu à Grenoble en 1768 sous le pseudonyme de Renou en raison des persécutions dont il était la cible. L’édition est enrichie d’une introduction et de notes qui replacent l’oeuvre dans son contexte et fournissent des informations sur Grenoble à cette période.

Présentation de l’éditeur

Le 11 juillet 1768, Jean-Jacques Rousseau, plus que jamais persécuté et cherchant un refuge au bout du monde, arriva à Grenoble. Il y demeura un mois, rencontrant les notables de la ville et s’y promenant en compagnie de l’avocat au Parlement,
Gaspard Bovier. Il cherchait la solitude et l’anonymat ; son hôte souhaitait le Paire connaître à toute la ville. L’irritation croissante de Rousseau devait se traduire par un passage plein d’humour des Rêveries : l’avocat Bovier y apparaissait comme
un « sot », suspect d’avoir laissé Rousseau s’empoisonner avec des baies sauvages. Ulcéré par l’image que les Rêveries donnaient de lui, image qu’il devait découvrir vingt ans plus
tard, l’avocat mit au net le journal de la visite de Rousseau à Grenoble, ce qui nous vaut un portrait étonnamment précis, souvent naïf mais très vivant, de Jean-Jacques au quotidien.
Ce minime incident éclaire en même temps d’un jour singulier un moment crucial de son existence. Cette édition, préparée par Catherine Coeuré et Jean Sgard, est enrichie d’une introduction et de notes qui replacent l’oeuvre dans son contexte, et éclairent le lecteur d’aujourd’hui sur le petit monde grenoblois découvert par Rousseau.

Biographie de l’auteur

Catherine Coeuré est maître de conférences (honoraire) à l’université Stendhal. Elle a enseigné la littérature Française des me et XXe siècles. Ses travaux portent essentiellement sur la caricature au XIXe et les relations entre la littérature et la
peinture du XVIIIe au XXIe siècle.
Jean Sgard est professeur émérite de l’université Stendhal à Grenoble. Il a consacré la
plus grande part de ses recherches au roman et à la presse périodique au XVIIIe siècle. Il est président d’honneur de la Société Française d’Etude du XVIIe siècle. Il a publié entre autres Prévost romancier.


Détails sur l’ouvrage produit

  • Broché: 128 pages
  • Editeur : PUG (9 février 2012)
  • Collection : HC HISTOIRE
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2706117060
  • ISBN-13: 978-2706117060
  • Prix:  19 € 

MAISON D’EDITION PUG  (PRESSES UNIVERSITAIRES DE GRENOBLE)

BP 1549 – 38025 Grenoble cedex 1
http://www.pug.fr
pug@pug.fr

Maison d’édition privée et indépendante créée en 1972, les PUG sont une société anonyme coopérative, les seules presses universitaires en France à se prévaloir d’un tel statut. 

Premier éditeur scientifique et universitaire de la région Rhône-Alpes, les PUG rassemblent des auteurs de la France entière, et même au-delà. Avec plus de 800 titres à leur catalogue général et 40 nouveautés par an, les PUG animent une trentaine de collections en sciences humaines et sociales (droit, économie, gestion, histoire, psychologie, sociologie, sciences politiques, etc). 

Elles participent au déploiement du français dans le monde grâce à leur catalogue de français langue étrangère.

Enfin, les PUG publient 3 revues spécialisées en marketing, psychologie, et finance :

– Revue Finance
– Recherche et applications en marketing (RAM)
– Revue internationale de psychologie sociale (RIPS)

 Les publications de PUG (Presses Universitaires de Grenoble)

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Nous apprenons le décès de Simone Rebour, à l’aube de sa 91ème année.

Simone restera dans nos mémoires pour ses grandes qualités et son humanisme. C’est aussi son implication dans la vie civile, son dévouement au sein des associations, que nous retiendrons.

Elle a apporté toute sa connaissance et son énergie pour développer la connaissance de Rousseau, et dans sa participation à la vie de notre Association, dont elle était la trésorière.

Si on lit sous la plume du Philosophe: «J’aspire au moment où délivré des entraves du corps, je serai moi sans contradiction, sans partage, et n’aurai besoin que de moi pour être heureux» (Profession de foi du Vicaire Savoyard, Paris Gallimard, 1996, p. 152), alors Simone sois heureuse.

Nous présentons toutes nos condoléances à sa famille, que nos pensées les accompagnent dans ces tristes moments.

Christian DIDIER

Président

Premier CD de chansons de Jean-Jacques Rousseau !

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Jean-Jacques Rousseau se considérait avant tout comme un musicien, et, jusqu’à sa mort, il a travaillé comme copiste de musique, pour s’assures quelques revenus, tout en écrivant des oeuvres musicales non négligeables. Sa notoriété d’écrivain- philosophe dont tous ceux qui ont participé à la Révolution Française se sont réclamés, a totalement éclipsé cet aspect musical de sa personnalité.

Le Compositeur et Chef d’Orchestre Jean-Louis Petit, à l’occasion du tricentenaire de Rousseau en 2012,  a retranscrit un certain nombre de ses oeuvres musicales qui dorment dans la bibliothèque de l’Abbaye de Chaalis (Oise), extraites du recueil « Consolation des misères de ma vie », d’une part pour en faire un CD produit et diffusé par l’Association « Art et Notes-diffusion (artetnotes-diff@orange.fr), et,

d’autre part, pour programmer l’une d’entre elles (Air des clochers) en première partie des concerts consacrés au Requiem de Mozart qu’il dirige en l’Eglise de la Madeleine de Paris aux dates suivantes : 4 février 2012, 3 mars, 30 avril, 19 et 26 mai. (rens. 01 42 50 96 18. vente des billets : FNAC – VIRGIN et la veille et le jour du concert à l’église de 10h à 19h).

En première partie du Requiem de Mozart figure donc cette oeuvre de Rousseau ainsi que des extraits du Gloria de Vivaldi et l’Alleluia de Haendel.

Sortie imminente du CD présentant quinze pièces extraites du recueil de chansons composées par Jean-Jacques Rousseau intitulé « Les Consolations des misères de ma vie » et édité par le Marquis de Girardin.

 

 » Rousseau et Greuze ont-ils réinventé la famille ?  » Samedi 17 Mars à Montmorency

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La salle Lucie Aubrac de Montmorency accueillera le 17 mars prochain à une conférence sur Jean-Jacques Rousseau.

Animée par Christophe Touchart, membre de la Siam JJR- Société internationale des amis du Musée Jean-Jacques Rousseau,

elle rapprochera les textes du célèbre écrivain des peintures de Jean-Baptiste Greuze.

 Rapprocher les textes de Jean-Jacques Rousseau et les peintures de Jean-Baptiste Greuze (1725-1805) conduit immanquablement à repenser le thème de la famille, la place de l’enfant au 18e siècle.

Comment donner sens à une famille vertueuse qui peut basculer à tout instant dans une violence extrême, une famille qui doit prêcher l’exemple et dont l’érotisme sous-jacent déstabilise le spectateur/ lecteur?

Conférence animée par Christophe Touchart, membre de la Siam JJR- Société internationale des amis du Musée Jean-Jacques Rousseau.

Qui est Jean-Baptiste Greuze ?  

Jean-Baptiste Greuze naquit à Tournus : son père le destinait à l’architecture. Il obtint de parfaire ses dons de dessinateur dans l’atelier du peintre lyonnais Grandon, et monta à Paris vers 1750. On y connaît mal ses débuts. Jeune provincial, inconnu et ombrageux, il ne se fixa dans aucun atelier, mais dessinait le modèle à l’Académie.

Il eut la chance d’être remarqué par La Live de Jully, un riche amateur curieux de talents neufs. Greuze avait déjà peint son Père de famille expliquant la Bible à ses enfants ; cette peinture séduisit La Live qui l’exposa chez lui, la vanta partout et rendit vite célèbre son auteur. En prenant pour thème cette scène édifiante, qui contrastait si fort avec l’hédonisme rococo, Greuze rencontrait à point le goût tout neuf pour la morale du sentiment ; aussi une bonne part de ses inventions seront-elles vouées à illustrer les délices de la vertu.

La faveur qui accueille sa Mère bien-aimée ou sa Dame de charité marque l’avènement en peinture d’un genre sentimental et prédicant qui survivra jusqu’à la fin du siècle suivant, et dont le « réalisme socialiste » produit encore des avatars. Cette peinture didactique doit son succès à l’essor d’une mentalité bourgeoise qui n’épargne pas la classe noble.

La peinture de Jean-Baptiste Greuze (1725-1805) est conforme à la sensibilité de l’époque, marquée par Rousseau, Fielding et Richardson. Sentimentale et édifiante, elle a évolué vers un moralisme en accord avec le drame bourgeois de Diderot, son admirateur enthousiaste. Elle témoigne aussi d’un excellent sens de l’observation. On peut trouver sa peinture naïve ou mièvre, mais Greuze a su créer un genre qui lui est propre. 

Rousseau une histoire genevoise

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Mardi 28 février, 18h30

« Rousseau, une histoire genevoise »Vernissage du livre de Guillaume Chenevière (Labor et Fides, février 2012)

Maison de Rousseau et de la littérature 

40, Grand-Rue  – 1204 Genève

Le XVIIe siècle à Genève est marqué par une lutte de longue haleine entre ses citoyens et les familles dirigeantes. Le peuple revendique sa souveraineté alors que l’oligarchie régnante lui préfère les affaires.

C’est dans ce contexte que Jean-Jacques Rousseau lie son destin avec sa ville natale. Les aspirations citoyennes telles qu’elles s’expriment dans des épisodes hauts en couleur inspirent ses réflexions sur la volonté populaire qui, en retour, donnent un regain d’énergie au peuple genevois dans ses combats vers la souveraineté.

Guillaume Chenevière propose une chronique très éclairante d’un siècle qui est à la fois le laboratoire des expériences démocratiques de la modernité et celui du Contrat social ou de L’Emile.

En décrivant la manière dont on lisait Rousseau au XVIIIe siècle, en évoquant les faits saillants d’un combat populaire qu’aucune intimidation, même violente, ne dissuadera, l’auteur éclaire une histoire qu’il est particulièrement intéressant de méditer à une époque où la finance mondiale menace concrètement la souveraineté des peuples.

Guillaume Chenevière (1937), est homme de théâtre et journaliste. Il a monté de nombreuses pièces à Genève, dont une sur Jean-Jacques Rousseau. Directeur de la Télévision suisse romande de 1992 à 2001, il exerce plusieurs mandats dans le monde des médias et de la culture aujourd’hui.

Contacts :

info@m-r-l.ch

www.m-r-l.ch