Paysages de l’âme, JJ Rousseau dans la nature par Daniel Challe

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A l’occasion du tricentenaire de la naissance de Jean‐Jacques Rousseau et des manifestations associées à cet événement, le Conseil Général de l’Oise et Diaphane ont passé une commande au photographe Daniel Challe pour aller à la rencontre en 2012 des paysages de l’écrivain, retrouver les lieux liés à la nature que Rousseau affectionnait.

L’écriture chez JeanJacques Rousseau naît de la promenade, au milieu des rochers et des bois, des montagnes et des lacs. Tout au long des Confessions et des Rêveries, la question du regard est omniprésente. Regard intérieur, tourné vers soi, et regard extérieur qui rencontrent comme une « matière de rêve » le paysage. Rousseau auraitil donc aimé la photographie qui naît une quarantaine d’années après sa mort ?

Aurait‐il pratiqué cette forme d’écriture dans la Nature, en plein air, avec la lumière, dont Nicéphore Niepce fut le génial inventeur ?

Cheminant en pays rousseauiste avec sa chambre photographique 4 x 5 inches, le photographe Daniel Challe s’est attaché au fil de ses promenades à dessiner un écheveau secret tissant une constellation géographique affective : celle qui relie les paysages du Val de Travers en Suisse au sousbois d’Ermenonville dans l’Oise, les massifs montagneux de la Chartreuse et du Valais aux vallons de Maubec, les miroitements des rivages des lacs alpins au jardin des Charmettes. Le regard fondateur de Rousseau sur le paysage est interrogé sur ses deux versants : esthétique à travers des réminiscences de la peinture française, éthique dans son questionnement très contemporain sur notre rapport à la nature.

A propos de Daniel Challe

Daniel Challe est né en HauteSavoie en 1961. Diplômé de l’Ecole Nationale Supérieure de la Photographie d’Arles en 1987, il partage désormais son temps entre une activité d’enseignant de photographie à l’Ecole supérieure Européenne d’art de Bretagne (site Lorient) et une photographie d’auteur. Son travail se construit dans une approche lente de la géographie sensible des lieux qu’il affectionne : le jardin, la montagne, l’île, les forêts, les rivières, les bords de mer et d’Océan. Adepte d’une photographie directe, il aime marcher dans les paysages, s’imprégner des motifs de la nature pour fabriquer patiemment les images et les livres qui révèlent la poésie silencieuse de ses expériences du monde.

Et si Rousseau était juge ?

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Le Jazz et Jean Jacques Rousseau

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Le discours tenu sur le jazz par les premiers témoins (journalistes, écrivains, musicologues…) de son arrivée en Europe est extrêmement proche de celui, qu’à l’Âge classique, les voyageurs et les philosophes qui compilèrent les récits de ces derniers produisirent à propos de la musique des Noirs africains ou des esclaves.

Si on déplore très généralement le bruit et la cacophonie engendrés par des pratiques qu’il est presque impossible de tenir pour musicales, quelques voix s’avèrent plus inspirées.

Or, quoi de véritablement commun entre les « tambours des Mandingos » ou le « chant du Nègre Arada » d’une part, la musique délivrée dans l’Europe de l’après Première Guerre mondiale par les grands orchestres?

Tout en interrogeant une permanence des discours que la différence des musiques rend problématique, on suggérera que c’est peut-être l’activité de penseurs des Lumières tels que Jean-Jacques Rousseau qui, en posant les bases de l’ethnomusicologie, a lointainement préparé nos esprits et nos oreilles à entendre les musiques autres ou, plus largement, à écouter autrement la musique.

A paraitre sur nos colonnes prochainement.

Les dernières parutions chez Gallimard

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À DÉCOUVRIR

Marc Dugain
Avenue des Géants> Feuilletez le livre
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EN LIBRAIRIE, le 13 avril 2012
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Gallimard :  Connaissance
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« Alors, dès qu’il a couché les enfants, Leopold, le musicien qui un moment s’est pris pour Mozart, renonce à ses œuvres, à sa carrière pour travailler au triomphe de l’enfant et à la consolation de l’Humanité… »
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Sarajevo omnibus propose un portrait de la ville de Sarajevo à travers différents personnages historiques ou lieux emblématiques, qui ont tous un rapport avec la tragédie inaugurale du vingtième siècle : l’assassinat de l’archiduc François-Ferdinand le 28 juin 1914.
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Inspiré d’un personnage réel, Avenue des Géants, récit du cheminement intérieur d’un tueur hors du commun, est aussi un hymne à la route, aux grands espaces, aux mouvements hippies, dans cette société américaine des années 60 en plein bouleversement…
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L’OURLE 
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Alain Galan vit en Limousin où il est né en 1954. Il est l’auteur d’une douzaine de romans et récits parmi lesquels Louvière, paru en 2010 aux Éditions Gallimard.

L’orrore del vuoto

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Guglielmo Forni Rosa, Vice Président de la SIAM JJR

présente

Il fascino discreto di Mobydick colpisce ancora. Non parlo della balena, ma della casa editrice, che si ostina a produrre libri scritti in ottimo italiano. Vi si respira, nel linguaggio ma spesso anche nei testi, un profumo d’antico, un garbo d’altri tempi, che accomuna diversi autori, tanto da farmi sospettare che un puntiglioso e feroce lavoro di editing arrivi a frenare gli slanci dei meno disciplinati. Se così fosse, se si trattasse di un’insensata omologazione, si dovrebbe inorridire e indignarsi. Probabilmente invece abbiamo a che fare con un’accurata scelta di autori e di testi, che a me personalmente regalano momenti di sollievo, come si prova quando trapelano, dalla rozza imbiancatura di una parete, i delicati colori di un affresco sottostante. Dunque il buon italiano esiste ancora! Sia chiaro, non voglio assumere le posizioni retrive di chi rifiuta la creatività, la ricerca e la sperimentazione, anche spericolata. Ne abbiamo esempi nel presente come nel passato: nel dadaismo, nel futurismo, in tanti movimenti e in tante voci fuori dal coro. Ma come avviene nella pittura, dove possiamo accettare la distorsione, la semplificazione e l’astratto da parte di autori che hanno dato prova di saper disegnare, così in letteratura si può apprezzare ogni genere di esperimento, purché non risulti frutto di ignoranza e povertà di linguaggio. Ahimè, i testi che malauguratamente mi capitano sotto gli occhi sono spesso affetti da questi malanni, contratti al tempo della scuola e mai più sanati. Per questo agli aspiranti scrittori non consiglio mai i corsi di scrittura creativa, bensì corsi di recupero di grammatica e sintassi, e vagonate di buone letture. Dunque non posso che salutare con gioia l’onesta scrittura tradizionale.
E’ uno stile raffinato infatti quello di Forni Rosa, che costruisce una storia intrigante, permeata da un’inquietudine che ricorda certi film di Hitchcock, come Il Dubbio o La donna che visse due volte. Protagonisti un professore frustrato e una presunta assassina.
Uscendo dal bosco sul terreno scoperto,Carla viene accompagnata per qualche metro dalla mano del marito. Tiene gli occhi chiusi per il timore di ciò che potrebbe vedere, e può solo avanzare senza voltarsi. Alle sue spalle, però, è comparsa una giovane donna bionda, che indossa pantaloni di gabardine chiaro e una camicetta di seta beige; si tiene nascosta dietro una roccia – ma tutto il paesaggio nel sogno ha un carattere falso, come uno sfondo di cartone dipinto – e ora fa cenni al marito.
La donna è già in carcere, e questo rende più drammatica la difficoltà di rapporto fra i due, anche se il piano psicologico appare di gran lunga più problematico di quello logistico.
Raccontata in prima persona da lui, e in parte anche da lei, la storia si muove su piani sfalsati mescolando ricordi e suggestioni, razionalità e nevrosi, nella ricostruzione di un delitto che sembra volutamente destinato all’oblio, ma che il protagonista si ostina ad esplorare, quasi che la scoperta della verità potesse dargli la chiave di un amore negato. Un allestimento magistrale per un romanzo troppo breve, che non mantiene del tutto le promesse iniziali. La conclusione arriva troppo in fretta, senza dare al lettore il tempo di prepararsi

Giovanna Repetto